Dacia n’entend plus se cantonner aux segments d’entrée de gamme. Après avoir conquis le public avec le grand Bigster, premier SUV familial de la marque, le constructeur roumain s’apprête à lancer un break inédit pour venir rivaliser avec la Skoda Octavia. Ce modèle, dont le lancement serait prévu en 2026, viendra consolider la présence du constructeur sur le segment C, l’un des plus stratégiques sur le marché européen.
Ce futur modèle, connu sous le nom de code C-Neo, s’inscrit dans un plan plus vaste de Dacia : l’introduction de trois véhicules sur ce segment. Il s’agirait d’une compacte, d’un break et d’une berline à quatre portes. L’objectif semble évident : investir une catégorie délaissée par de nombreux constructeurs généralistes et séduire une clientèle en quête de rationalité. C’est du reste tout ce que Dacia fait depuis maintenant plus de 20 ans.
Un break robuste et accessible
Reposant sur la plateforme CMF-B du groupe Renault aussi utilisée par le Bigster, le futur break adoptera une approche pragmatique. Il combinera la robustesse et l’esprit outdoor chers à Dacia avec une présentation plus élégante et une position de conduite abaissée. Patrice Lévy-Bencheton, directeur de la performance produit, expliquait à nos confrères d’Autocar que « une part importante du segment C n’est pas attirée par les SUV, mais recherche des modèles plus efficients et moins ostentatoires ».
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L’engin serait long d’environ 4,6 m. Il afficherait toutefois une garde au sol surélevée pour mieux se poser comme une alternative aux SUV compacts. Son design misera sur la simplicité fonctionnelle : protections de carrosserie, grands volumes intérieurs et une vocation de polyvalence assumée.
Côté tarifs, Dacia compte maintenir une politique agressive : un prix d’attaque autour de 25.000 euros, nettement inférieur à celui des concurrentes directes comme la Seat Leon ou la Skoda Octavia qui, il est vrai, sont nettement montées en gamme ces dernières années. L’équipement sera volontairement épuré, recentré sur l’essentiel, une stratégie déjà appliquée avec succès sur le Bigster.
Motorisations hybrides
Sous le capot, le futur break reprendra les motorisations essence microhybrides et full hybrides du Bigster, avec des puissances comprises entre 125 et 160 ch. Le break devrait notamment bénéficier du bloc E-Tech Full Hybrid 155 ch déjà connu de la gamme Renault. Aucune version électrique n’est envisagée, du moins à court terme, car il faut rester cohérent et en lien avec des coûts maîtrisés. La marque ne dit encore rien quant à la disponibilité d’une transmission intégrale. C’est peu probable, ce besoin restant cantonné aux clients des vrais SUV. Ce serait logique.
Il n’en reste pas moins que Dacia continue de s’installer et de grignoter des segments avec une certaine intelligence. N’oublions pas qu’en son temps, une certaine marque tchèque avait procédé exactement de la sorte, en passant de la Felicia à l’Octavia. Avec plus de 50.000 commandes de Bigster en six mois, le constructeur a déjà prouvé qu’il pouvait bousculer les références établies.
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