On en parlait récemment, le SPF Justice a communiqué les chiffres des infractions routières pour 2024. Et un constat s’impose : le nombre de PV a explosé. Il y en a eu +6,7% de plus par rapport à 2023, soit 7.448.482 de cas et une augmentation de 499.681 infractions par rapport à 2023.
Les automobilistes belges sont donc de plus en plus traqués, ce qui est évident à la vue de la multiplication des contrôles automatiques qui sont d’ailleurs parfois un peu abusifs. Et ce n’est même pas l’avis d’un journaliste de Gocar.be : c’est la réalité dénoncée par la ministre de la Mobilité flamande, Annick De Ridder (N-VA), qui estime que les autorités communales de Flandre multiplient de manière peu coordonnée et surtout de façon très opportuniste les radars-tronçons sans considération pour la sécurité et dans l’unique but de remplir leurs caisses.
La vitesse, toujours en tête
Il faut noter que ce sont les infractions relatives aux excès de vitesse qui sont les plus répandues. Ceux-ci pèsent pour 93% des infractions, soit la toute grande majorité des écarts de comportement observés. C’est interpellant dans le sens où la vitesse est aussi majoritairement responsable des accidents et des décès recensés sur les routes belges.
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Il apparaît que la moitié des infractions routières en 2024 ont été constatées par des radars-tronçons (24%) et des radars mobiles (25%) tandis que les radars fixes viennent « parfaitement » compléter ce tableau (28%). Les radars semi-mobiles (type Lidar) comptent eux pour 9% des infractions relevées. Ce qui signifie donc que les dispositifs automatiques captent à eux seuls 61% des infractions relatives à la vitesse. Mais que faisait la police avec cette ère ?
Tout ceci est évidemment du à la multiplication des dispositifs et la police récolte donc les fruits des investissements d’il y a quelques années. Depuis 2023, le nombre de radars-tronçons a aussi crû de +10% sur nos routes. L’étau s’est d’autant plus resserré que les marges de tolérance (autres que techniques) ont aussi été supprimées. Pour rappel, la marge d’erreur technique est aujourd’hui de 6 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h. Pour les vitesses supérieures à 100 km/h, la marge d’erreur technique correspond à 6% de la vitesse autorisée. Plus difficile donc de passer entre les mailles du filet.
Des contestations en hausse
Il semble que les automobilistes contestent aussi de plus en plus les infractions. En 2023-2024, les amendes ont été contestées dans 26 à 27% des cas. En majorité, ce sont des conducteurs désignés (identifiés) par les entreprises qui contestent les PV (97%). Par rapport à 2022, les contestations ont augmenté de +38%, ce qui s’explique aussi par l’augmentation du nombre de PV (6.158.323 excès de vitesse recensés).
Il faut aussi noter que les contestations fondées sur des faits, telles que des urgences médicales, sont les plus rares. Elles représentent seulement 1% des cas en 2024. Ces démarches proviennent majoritairement de citoyens (75%). Par ailleurs, l'ordre de paiement, une procédure permettant au SPF Finances de recouvrer les amendes impayées sans passer par le tribunal, est contesté dans moins de 1% des cas, soit environ 5.300 dossiers annuels. Globalement, les procédures de recours sont donc peu utilisées. Plus que jamais, les automobilistes belges ont intérêt à se tenir à carreau...
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