Le constat est sans appel : selon les chiffres communiqués par la police fédérale, 5.028.562 infractions routières ont été constatées entre janvier et juin 2025. Ce volume dépasse tous les totaux annuels observés au cours des dix dernières années et il établit un nouveau record sur une période semestrielle. À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’année 2017, la Belgique comptabilisait un peu moins de 4,8 millions d’infractions.
L’ampleur de ces chiffres interpelle. Par rapport à la même période en 2024, la hausse est significative (+ 436.000 infractions) et la tendance observée depuis plusieurs années ne montre aucun signe de ralentissement. Au contraire. En 2024, on avait déjà franchi un seuil symbolique des 9,2 millions d’infractions routières, et en 2023, c’était 8,4 millions. Pour la cinquième année consécutive, les chiffres confirment surtout une évolution structurelle.
La vitesse, le cœur du problème ?
Sans réelle surprise, la vitesse reste de très loin la première cause de verbalisation. Près de 4,2 millions d’infractions concernent un dépassement des limitations autorisées. Parmi elles, environ 20.000 cas relèvent de grands excès, avec des vitesses supérieures de plus de 40 km/h à la limite en vigueur.
Derrière la vitesse, d’autres comportements à risque figurent systématiquement dans le haut du classement : le stationnement irrégulier, le non-respect de la signalisation lumineuse ou des panneaux d’interdiction et, bien entendu, l’usage du téléphone au volant. Ces infractions sont bien connues, mais il faut bien avouer que certaines restent largement sous-détectées aujourd’hui, notamment en matière de distraction numérique.
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Des disparités régionales
La répartition géographique des infractions confirme des écarts importants entre provinces. Anvers se distingue nettement avec plus d’un million d’infractions relevées sur les six premiers mois de l’année 2025. Le Brabant flamand (786.524) et la Flandre orientale (704.986) suivent, tandis que le Hainaut (473.438) affiche également des volumes élevés du côté wallon.
Ces différences s’expliquent en partie par la densité du réseau routier, par le nombre de navetteurs, mais surtout par le déploiement plus ou moins intensif des dispositifs automatisés, en particulier les radars fixes et radars-tronçons.
Une lecture prudente des chiffres
Un point mérite toutefois d’être rappelé : une infraction constatée ne correspond pas toujours mécaniquement à une amende perçue. Les statistiques relatives aux sanctions financières seront communiquées ultérieurement par le SPF Justice. Historiquement, l’écart entre procès-verbaux dressés et amendes traitées reste cependant limité, ce qui confère à ces chiffres une valeur plutôt crédible.
Un durcissement prochain des contrôles
Cette montée en puissance ne devrait pas s’interrompre. Les autorités ont clairement annoncé leur intention de renforcer encore les moyens de contrôle dans les mois à venir. L’un des tournants majeurs résidera dans l’exploitation accrue des caméras ANPR, notamment pour détecter l’usage du téléphone au volant, une infraction aujourd’hui largement sous-contrôlée. Le futur cadre réglementaire prévoit également la mise en place d’un permis à points. On va finir par rouler sur des œufs...
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