Le V12, c’est le sommet de la pyramide. C’est d’ailleurs cette architecture qui a forgé l’aura de Ferrari et de Lamborghini… C’est dire ! Si ce moteur a fait ses débuts dès 1904, son encombrement, sa complexité et son coût l’ont très vite réservé aux véhicules de très grand luxe, voire à… l’aviation ! Et aujourd’hui ? Comme vous le savez, le V12 se raréfie et est exclusivement destiné à une élite financière.
En revanche, si l’on lorgne sur le marché des «youngtimers», voire des jeunes classiques, on trouve quelques pépites à moins de 30.000 euros, et parfois même nettement moins ! Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Oui, le V12 est une expérience mécanique à nulle autre pareille, un peu comme une montre suisse : le fonctionnement ultra-régulier et quasi exempt de vibrations procure au véhicule une classe incomparable !
BMW 850i / 850Ci (E31 : 1990-1999)
Avec ses phares escamotables, sa ligne en forme de flèche et l’absence de montant central, la Série 8 E31 reste l’un des plus beaux coupés de la firme munichoise ! C’est subjectif, mais on l’assume ! Sous le capot, le V12 est en réalité le mariage de deux 6 cylindres en ligne de la marque. N’allez toutefois pas en déduire que l’engin est typé sportif ! Au prix d’un comportement routier un peu plombé de l’avant par rapport à une 840i au moteur V8, la 850i fait preuve d’un exceptionnel savoir-vivre, avec un moteur d’un raffinement exquis et à la douce voix feutrée. Pour plus de muscle, il reste la 850CSi, mais le budget explose ! Sachez toutefois qu’il existe une alternative familiale approuvée par James Bond et à plus petit prix qui plus est : la 750i, génération E38 !
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Aujourd’hui : C’est probablement la plus convoitée de cette liste. Un exemplaire avec un kilométrage raisonnable et un historique limpide s’échange désormais entre 25.000 euros et 35.000 euros.
À savoir : L’électronique peut s’avérer capricieuse ! Mécaniquement, le bloc est solide, mais il doit être entretenu dans les règles de l’art !
Jaguar XJS V12 (1975-1996)
Longtemps restée dans l’ombre de la Type E, la XJS a fini par acquérir ses lettres de noblesse. On apprécie son immense capot plat, on adore sa lunette arrière courbée et on raffole de son intérieur aménagé comme un cottage, tapissé de bois et de cuir ! Son V12 de 5,3 litres (puis 6 litres) est d’une douceur de velours. On ne l’entend pas, on le sent à peine, mais il propulse cette grande dame avec une force tranquille inépuisable. Le sport ? Si le châssis est bien né, la XJS s’en remet quasiment toujours à une boîte automatique à 3 rapports…
Aujourd’hui : Après avoir connu une hausse, sa cote semble aujourd’hui stabilisée entre 17.000 euros et 35.000 euros selon la version et l’état.
À savoir : la rouille est l’ennemie numéro un de la carrosserie (surtout des premiers exemplaires), la chaleur dégagée par la mécanique fait souffrir les accessoires périphériques et les freins arrière sont une plaie à entretenir !
Mercedes-Benz 600 SEC (C140 : 1992-1998)
Véritable cathédrale technologique déguisée en coffre-fort, la CL (soit la Classe S, mais en version coupé) représente le sommet de l’ingénierie Mercedes de l’époque du « zéro compromis ». Bref, c’est une icône en devenir. Pour profiter du fin du fin, autant opter pour le V12 de 6 litres développant près de 400 chevaux ! Les performances sont dignes d’une sportive, mais le silence est d’or, notamment grâce au double vitrage. C’est le luxe absolu, massif, imposant, presque intimidant ! Si vous voulez davantage de technologie, vous pouvez opter pour la génération suivante, la C215. Le confort est alors à son sommet, le V12 devient omnipotent après 2002 (il gagne une paire de turbos), mais le budget peut exploser en cas de panne !
Aujourd’hui : Malgré son prestige, elle reste accessible… Mais elle est rarissime dans les annonces ! Un bel exemplaire se trouve à près de 30.000 euros.
À savoir : les faisceaux électriques peuvent être un cauchemar financier. La suspension pilotée est également coûteuse à remettre en état. C’est une voiture construite pour durer, à condition que votre portefeuille suive le rythme des révisions ! Et comme toujours, son pire ennemi reste l’inactivité !
Bonus : Bentley Continental GT (2003-2012)
C’est le modèle bonus, car il ne peut pas encore être considéré comme un ancêtre, même si les premiers exemplaires approchent les 23 ans… En outre, à ce niveau de prix, vous risquez fort d’avoir de solides déconvenues… Mais oui, en cherchant bien dans les annonces, notamment du côté de l’Allemagne voire des Pays-Bas, il est possible de trouver des Bentley Continental GT à moins de 30.000 euros ! L’affaire du siècle ? Pas forcément, car à ce prix, le kilométrage sera important et le risque de panne tout autant ! C’est que même à 30.000 euros, une Bentley reste une Bentley, avec tout ce que cela suppose en termes d’entretien…
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