Boîte automatique
C’est le grand classique… et pour une bonne raison ! Jusque dans les années 90 environ (voire parfois bien plus tard pour certains modèles), les boîtes automatiques provenaient souvent de grands fournisseurs américains, ne comptaient généralement que 3 rapports, manquaient cruellement de rapidité et, surtout, elles embarquaient un convertisseur de couple qui dévorait le couple du moteur avec un solide appétit… Voilà donc pourquoi, en moyenne, on peut estimer qu’un véhicule doté d’une boîte automatique optionnelle se négocie 20 % de moins qu’un équivalent en boîte manuelle. Bien entendu, il s’agit d’une moyenne, et tout dépend de la philosophie générale de la voiture (GT ou berline confortable…), ainsi que de la rareté de l’une ou l’autre version.
Toit ouvrant (selon modèle)
À l’usage, le toit ouvrant est souvent une chouette alternative au cabriolet : moins de courants d’air et rigidité générale du véhicule souvent supérieure… Le beurre et l’argent du beurre ? Pas forcément et tout dépend du modèle. En effet, le toit ouvrant est souvent accusé de « casser » la ligne, notamment sur les coupés. En outre, un toit ouvrant rajoute de la complexité, des fuites potentielles (et donc des sources de corrosion), ce qui entraîne de lourdes factures en cas de remise à niveau… Si la différence de cote est relativement ténue en ce qui concerne les berlines classiques, elle est un peu plus marquée sur les grosses GT : les Ferrari 250 GT et autres Aston Martin DB6 ainsi équipées restent souvent plus longtemps sur le marché que les autres, en dépit d’une certaine rareté de l’équipement !
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Et que dire des Porsche Targa ? Certes, il faut être franchement réducteur pour appeler ça un « toit ouvrant », mais toujours est-il que c’est littéralement le cas ! Et que la décote est assez prononcée pour ces versions accusées (à tort ?) de « tuer la ligne et la rigidité de la 911 ».À noter qu’a contrario, pour de nombreux autres modèles, la présence d’un toit ouvrant est souvent considérée comme une aération bienvenue !
Sellerie cuir (selon modèle)
Ici, le sujet est un peu plus subtil. En effet, dans la grande majorité des cas, une belle sellerie cuir apporte une vraie plus-value, surtout si les autres choix possibles sont assez basiques. En revanche, dans quelques cas particuliers, le cuir n’est pas l’option de prédilection des connaisseurs !
Petite leçon d’histoire : jusqu’à la fin des années 1920, la carrosserie « coupé-chauffeur » était un format très répandu. Il s’agissait d’une voiture fermée à l’arrière, mais ouverte à l’avant. Ces véhicules étant conduits en majorité par des chauffeurs, le matériau le plus noble (à savoir souvent du tissu ou du velours) était réservé aux propriétaires assis à l’arrière, tandis que le chauffeur devait se contenter d’un matériau facile et endurant face aux intempéries, à savoir… du cuir ! Ce n’est que bien plus tard que le cuir fut considéré comme un équipement désirable.
Les Lancia (et notamment les Aurelia) des années 1950 sont souvent plus désirables avec leur sellerie en tissu (de très haute qualité) qu’avec des sièges en cuir. Plus près de nous, les Porsche de la fin des années 1970 sont nettement plus prisées lorsqu’elles arborent la fameuse sellerie « Pasha », joyeusement hypnotique, contrairement à un intérieur entièrement en cuir. Le tissu, désormais apprécié pour ses qualités thermiques et son maintien, est également favorisé par certains amateurs sur certaines sportives récentes, comme les M3 des générations E30, E36 et E92 (avec le fameux revêtement « Speed Cloth »). Aujourd’hui encore, certaines Porsche très exclusives (911 GT3, S/T…) sont commandées avec un insert en tissu pour la partie centrale des sièges.
Rappelons enfin que, comme toujours dans le monde des voitures anciennes, la cote ne dépend pas seulement de la liste des options, mais aussi de leur cohérence avec l’esprit du modèle.
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