Oldtimer de la semaine : la MGB, l’affaire du moment !

« Trop vue », « pas assez puissante », « une anglaise pour promeneur » : la MGB a longtemps souffert d’une réputation de sportive sage, presque trop raisonnable pour faire rêver les amateurs de sportives pures et dures… Oubliez tout : la MGB est clairement l’affaire du moment et on vous explique pourquoi !

Publié le 8 avril 2026
Temps de lecture : 5 min

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Oldtimer de la semaine : la MGB, l’affaire du moment !

Avec plus d’un demi-million d’exemplaires vendus, la MGB est, en toute simplicité, l’une des sportives les plus vendues de tous les temps ! La recette du succès ? Précisément les raisons pour lesquelles certains la boudent : elle est aussi facile à vivre qu’à conduire et à entretenir.

Lancée en 1962 pour remplacer la MGA, la MGB apporte quelques petites révolutions par rapport à son aïeule : cette fois, elle adopte une caisse autoporteuse pour un comportement plus rigoureux et un confort nettement amélioré, avec notamment des… vitres descendantes ! Le succès est immédiat et se consolidera sur la durée, puisque ce n’est qu’en 1980 qu’elle tire sa révérence !

Une petite anglaise ? Oui, mais une vraie icône

Moins démonstrative que sa rivale, la Triumph TR4, la MGB n’est pas une brute. Avec son 1,8 litre d’environ 95 ch, elle ne cherche pas à vous arracher les bras, mais à vous transporter avec souplesse. Son créneau, c’est ailleurs : une position de conduite basse, de jolis petits compteurs chromés, une mécanique simple au grondement sourd reconnaissable entre mille et, surtout, des commandes faciles et agréables. Ce n’est pas une sportive de chiffres, c’est un cabriolet d’ambiance ! Voilà qui explique une partie de son succès, hier comme aujourd’hui.

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© Baltasar Henderson

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Des évolutions nombreuses… et toutes ne se valent pas

Si la carrière de la MGB est longue, les évolutions furent assez modestes ! Les premières autos ont pour elles le charme des débuts, mais les évolutions mécaniques rendent les versions suivantes souvent plus intéressantes à vivre. En 1964, le moteur passe à un vilebrequin à cinq paliers, plus solide ; en 1967, la Mk II apporte notamment une boîte entièrement synchronisée. On arrive ensuite dans les années 1970 avec davantage de plastiques, puis vient la grande cassure esthétique de 1974 : pour répondre aux normes américaines, la MGB reçoit les fameux gros pare-chocs noirs, prend du poids et perd un peu de sa finesse visuelle.

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© Rory Tucker

Combien ?

Comme la grande majorité des voitures des années 1960 et 1970, la MGB souffre aujourd’hui du « transfert générationnel » dont nous vous avons tant parlé. En clair, sa cote est plutôt à la baisse… ce qui est une excellente nouvelle, car cela permet de profiter à prix « raisonnable » d’une star des années 1960 qui restera toujours un grand classique automobile !

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Les plus désirables sont les modèles à pare-chocs chromés, et plus particulièrement les premières versions, aux détails (calandre, feux arrière, tableau de bord…) délicieusement typés années 1960. Un brin moins polyvalentes avec leur capote plus complexe à manipuler, elles sont aussi nettement plus chères, avec des prix avoisinant les 20.000 euros, voire plus si elles disposent de l’indispensable overdrive, un équipement optionnel qui permet de réduire le régime moteur sur les 3e et 4e rapports. Les dernières versions, aux gros pare-chocs, se situent plutôt aux alentours des 12.000 euros. Le coupé GT, plus rare et plus polyvalent, mais magnifiquement dessiné par Pininfarina, permet d’économiser entre 20 et 30 % sur le prix.

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© Matt Clayton

Enfin, il reste les versions « spéciales » ! En 1967, MG présente la MGC, qui est une MGB troquant son 4 cylindres de 1,8 l contre un gros 6 cylindres en ligne de 2,9 l. La puissance fait un bond en avant (145 chevaux), mais malheureusement, le poids sur le pauvre train avant aussi ! Critiquée à l’époque pour son caractère sous-vireur, elle est aujourd’hui appréciée pour le couple de son moteur et la sonorité rauque qui s’en dégage. Si elle est rare (moins de 9.000 exemplaires), elle n’est pas forcément beaucoup plus chère, avec des prix réels se situant entre 20.000 et 25.000 euros. Une affaire !

En 1973, MG commercialise une MGB… à moteur V8 ! Uniquement disponible en coupé, elle se montre nettement plus convaincante sur la route que la MGC. La raison ? Son V8 Rover de 3,5 l est entièrement en aluminium et se révèle même plus léger que le 4 cylindres, tout en portant la puissance à 137 chevaux et le couple à 262 Nm ! La MGB devient alors franchement rapide, mais hélas, la sauce ne prendra pas vraiment. Moins de 2.600 exemplaires seront produits, tous en conduite à droite. Comptez entre 20.000 et 25.000 euros.

Ce qu’il faut absolument savoir avant de craquer…

À l’instar de toutes les voitures de cette époque, la MGB avoue un vrai penchant pour la corrosion. Ne vous fiez pas à une peinture rutilante de loin, car elle peut cacher de nombreuses misères ! Inspectez tout au peigne fin : bas de caisse, planchers, baie de pare-brise, soubassements…

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© Paul Esch Laurent

Côté mécanique, c’est heureusement bien plus rassurant. Le quatre-cylindres « B-Series » est robuste et simple. À chaud, à 3.000 tr/min, la pression d’huile doit se situer aux alentours de 60 psi. Le moteur ne doit pas chauffer ni émettre de cognements dans le bas-moteur. L’overdrive doit fonctionner sans hésitation, même si des soucis à l’engagement ont souvent une cause électrique. Ne vous inquiétez pas si quelques gouttes s’échappent du moteur…

L’excellente nouvelle, c’est que toutes les pièces sont disponibles et souvent, à très bon prix ! En revanche, la qualité des refabrications laisse parfois franchement à désirer… L’entretien n’a absolument rien de compliqué et la MGB peut même être citée comme l’une des anglaises les plus fiables de son époque !

On craque ?

Avec toutes ces bonnes nouvelles, on craque ? Oui, clairement. Très agréable à vivre, à regarder et à conduire, la MGB sera toujours désirable. Et avec les tarifs en baisse, c’est le moment d’en profiter ! Mais attention : prenez le temps de choisir le bon exemplaire, d’autant que l’offre est vraiment large !

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Par François Piette Rédacteur automobile

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