Les constructeurs français ont souvent eu le chic de nous concocter des petites GTI particulièrement réussies. Pêle-mêle, on peut citer les Renault Clio Williams ou RS, les Citroën Saxo VTS, AX Sport, voire la Visa GTI… Quant à Peugeot, la marque n’est bien entendu pas en reste avec la mythique 205 GTI et sa variante pure et dure, la 205 Rallye. Devenue mythique, cette dernière réclame aujourd’hui 20.000 euros ! Pour un budget nettement moindre, il est toutefois possible de se porter acquéreur de sa descendante, la Peugeot 106 Rallye. Est-elle digne de son blason ? Serait-ce dès lors l’affaire du siècle ? C’est ce que nous allons voir…
Pure et dure !
Pour sa 106 Rallye, Peugeot reprend la formule gagnante de la 205 Rallye : une petite sportive à l’ancienne, légère, nerveuse, simple et accessible. Et surtout, sans chichi ni compromis ! À côté de la Rallye, la GTI ressemble à une limousine Pullman ! Bref, la Rallye se veut dépouillée. N’allez pas espérer la climatisation, les vitres électriques, la direction assistée, ni même des jantes en alliage : de série, la 106 Rallye est vraiment toute nue !
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Choisissez votre tempérament !
À vrai dire, la Peugeot 106 Rallye peut présenter deux visages suivant le millésime choisi : la phase 1 (produite de 1993 à 1996) est sans aucun doute la plus radicale. Sous le capot, on retrouve un 4-cylindres 1,3 l, assez proche de celui de son aïeule, mais civilisé grâce à une injection plutôt qu’à une paire de gros carburateurs. Sur le papier, on perd quelques chevaux. En pratique, le moteur est effectivement plus lissé, mais ne vous y trompez pas : il reste très pointu, ses 98 chevaux étant perchés à 7.200 tr/min !
Avec la phase 2, introduite en 1996, la 106 Rallye devient nettement plus policée : outre un facelift, il y a du gros changement sous le capot ! En effet, le petit 1,3 l est troqué contre un 1,6 l de 103 chevaux. Le gain en puissance est anecdotique, mais surtout, le moteur gagne en couple à bas régime et la 106 Rallye devient bien plus facile à vivre au quotidien… même si elle perd un peu de la rage qui faisait tout son charme !
Une teigne !
Sur la route, la Peugeot 106 Rallye est une formidable cure de jouvence ! Les grands gabarits pesteront d’abord contre la position de conduite « avec le volant entre les genoux », mais dès les premiers tours de roues, on oublie tout ! Accusant à peine plus de 800 kg, la 106 Rallye est une ballerine qui mord l’asphalte. Train avant direct, train arrière très volontiers baladeur et direction tranchante : elle présente une agilité absolument folle.
Bien entendu, elle impose quelques compromis : si elle n’a que 30 ans, n’en espérez pas le confort des sportives actuelles ! Il peut y faire très chaud et les longs trajets autoroutiers seront pénibles, avec une insonorisation réduite à un strict minimum…
Attention aux modèles trafiqués !
La Peugeot 106 Rallye n’est pas une GTI au rabais : c’est une pure sportive qui permettait d’accéder au monde du sport automobile à prix réduit. Dès lors, de très nombreux exemplaires ont goûté à la compétition, parfois (qui a dit « souvent » ?) entre des mains inexpérimentées… Résultat : trouver une belle 106 Rallye d’origine et en parfait état est devenu une vraie gageure ! Admission bricolée, jantes douteuses, ressorts disqués, échappements tonitruants… Et à cela s’ajoutent évidemment toutes celles qui ont embrassé les platanes avant d’être maquillées, ainsi que celles qui ont souffert du tuning…
Côté mécanique, le moteur est solide s’il est entretenu et conduit dans les règles. Sur les forums, on lit en revanche quelques cas de boîte défaillante... Outre l’état de la caisse, absolument primordial, on vérifiera également le bon état des trains roulants. Enfin, en ce qui concerne l’habitacle, la finition n’était pas la qualité première de ces petites Peugeot… et certaines pièces deviennent rares !
Combien ?
Les Peugeot 106 Rallye deviennent vraiment rares… et leur valeur continue de grimper ! Les prix démarrent à partir de 6.000 euros pour un exemplaire fatigué et grimpent jusqu’à 15.000 euros pour des modèles refaits à neuf. Et ce n’est que le début !
On craque ?
Oui, absolument ! D’abord parce qu’il s’agit de l’une des voitures les plus « joyeuses » à conduire, mais aussi parce que sa valeur n’a pas encore atteint les sommets de ses aînées… À condition toutefois de ne pas acheter la première venue, ni la moins chère, ni celle dont le vendeur vous promet qu’elle est « full stock » avec un volant tulipé, un pot taille trombone et des ressorts qui semblent sortir d’un trampoline…
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