Fondée en 1899 par les frères James Ward Packard et William Doud Packard, avec leur associé financier George L. Weiss, la Packard Motor Company s’est rapidement fait connaître grâce à ses automobiles de grande qualité qui ont fait de la marque l’une des plus prestigieuses dans le monde.
Dès 1916, Packard commercialise la Twin Six, la première voiture équipée d’un V12. D’une cylindré de 6,8 litres, elle bénéficie de raffinements technologiques tels qu’une transmission par cardan ou un embrayage multi-disques. Dès les années 30, la firme américaine fournit des châssis à de nombreux carrossiers qui imaginent réalisent les voitures les luxueuses et incroyables de l’époque.
Après-guerre fatale
Packard remporte un franc succès à l’exportation et la marque est même représentée en Belgique par D'Ieteren, bien avant de se faire connaître du grand public en étant l’importateur de Volkswagen, entre autres. Après la seconde guerre mondiale, rien ne va plus pour Packard qui subit de plein fouet la concurrence des « Big Three » composés de Ford, General Motors et Chrysler).
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Les ventes diminuent et la marque est finalement rachetée par Studebaker en 1954. Les nouveaux modèles de Packard n’arrivent plus à convaincre et la vieille marque américaine produit finalement sa dernière voiture quatre ans plus tard, en 1958. Aujourd’hui, certains collectionneurs n’ont pas oublié ce grand nom de l’automobile américaine et continuent à faire vivre la légende.
De A à Z
C’est le cas d’un collectionneur néerlandais qui souhaitait imaginer ce que pourrait être un modèle actuel de Packard. Pour cela, il s’est adressé au carrossier JB Classic & Bespoke pour concrétiser son rêve. Pour symboliser le luxe de la défunte marque, il fallait une base. Pas n’importe laquelle, une voiture technologiquement raffinée et performante. Finalement, JB Classic & Bespoke a porté son choix sur une Bentley Flying Spur.
De la berline anglaise, il ne reste plus beaucoup de la carrosserie originale. Les portières arrière disposent désormais d’une ouverture « suicide », d’une face avant impressionnante avec trois grandes calandres chromées et des flancs sculptés. En revanche, l’arrière a été moins radicalement transformé et la mécanique n’a fait l’objet d’aucune modification.
Résultat baroque
Baptisée Packard Excellence, cette voiture laisse tout de même perplexe. Si on peut évidemment admirer le travail impressionnant qu’à demandé sa conception et sa réalisation (17.000 heures en tout), le résultat manque tout de même d’équilibre. Inspirée par la Packard Super Eight des années 40, l’Excellence n’a pas l’élégance et la finesse de cette dernière.
L’intérieur de la voiture a également été revu avec une sellerie en cuir de très haute qualité, des boiseries spécifiques et un système d’infodivertissement comprenant des écrans placés à l’arrière. Une Packard digne de nom se devait d’avoir une belle mascotte chromée surplombant son radiateur. C’est chose faite avec une petite sculpture qui n’a rien à envier à la Spirit of Ecstasy de Rolls-Royce !
Aucun coût n’a été épargné puisque la quasi totalité des éléments de la carrosserie ont été remaniés et des phares, ainsi que des feux spécifiques ont été réalisés spécialement pour cette voiture destinée à demeurer unique. Si aucun budget n’a été révélé, il se murmure que ce projet aurait coûté pas loin de deux millions d’euros à son propriétaire. C’est bien connu : quand on aime, on ne compte pas !
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be