Les consommateurs chinois optent de plus en plus pour des voitures conçues et construites localement. Une évolution positive pour les nombreuses marques qui sont actives sur ce marché. Toutefois, une grande majorité de ces marques, et en particulier celles qui sont encore à l'état de startups, peine à sortir du rouge. Selon une étude du cabinet de conseil Alixpartners, c'est même impossible pour la plupart d'entre elles et moins de vingt des cent trente-sept acteurs actifs seront effectivement rentables d'ici la fin de la décennie.
Une fois et demi plus
Jusqu’à maintenant, la marque chinoise Leapmotor, surtout connue pour pratiquer des prix bas, était source de moqueries. Cette année, elle est pourtant devenue la plus vendue sur le marché chinois des voitures électriques. Au cours des six premiers mois de 2025, elle a vendu 221.664 voitures, ce qui représente plus d'une fois et demi d’unités qu'un an auparavant. Rien qu'en juin, elle en a vendu 48.006, soit une croissance de 138 %. Leapmotor devance ainsi ses rivaux Xpeng, Nio et Zeekr, également considérés comme des startups prometteuses.
Plus important encore, l'entreprise a franchi une étape financière décisive : pour la première fois, le constructeur, créé il y a dix ans, affiche des bénéfices. Au cours du premier semestre, ceux-ci se sont élevés à environ 4,5 millions d'euros, après des années de pertes importantes. Il s'agit donc d'une année décisive pour la marque. Mais Leapmotor n'est pas une Mercedes chinoise avec des marges élevées. Au contraire, la marque propose des modèles accessibles, tout comme dans notre pays. Elle y parvient grâce à une approche intelligente d'intégration verticale. Au lieu de dépendre de fournisseurs et des négociations difficiles qui en découlent, l'entreprise fabrique elle-même 70 % de ses pièces. Cela lui permet de fixer des prix nettement inférieurs à ceux de la concurrence tout en tirant son épingle du jeu dans la guerre des prix.
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450 unités en Belgique
Les bonnes performances de Leapmotor sont également une bonne nouvelle pour le groupe Stellantis, qui détient un cinquième de la marque et distribue également certains modèles en Europe, tels que la citadine T03 et le SUV C10. De même, afin d'éviter les taxes et de ne pas compromettre l'argument clé de vente de Leapmotor, à savoir des voitures à prix abordable, la production a été arrêtée. Entre-temps, l'usine en Pologne a cessé l'assemblage du T03 et des alternatives sont à l'étude.
Dans une prochaine étape, la marque lancera une activité d'assemblage, probablement en Espagne. L'effet de réduction des barrières d'accès des showrooms Stellantis où Leapmotor est vendu s'avère être une initiative fructueuse. Même si en Belgique, où la marque a vendu 450 voitures à ce jour et occupe la 36e place, le succès n'est pas encore au rendez-vous. Xpeng, par exemple, est plus important chez nous avec un peu moins de 750 modèles.
Chez Stellantis, on est déjà ravi du résultat. « Ce n'est que le début », déclare-t-on. Nous avons fait notre entrée avec les T03 et C10, mais au moins cinq nouveaux modèles viendront s'y ajouter dans les années à venir ». L’un d'entre eux sera dévoilé lors du prochain salon IAA de Munich, début septembre. Outre les modèles électriques, la marque mise également sur les prolongateurs d'autonomie. Le C10 EREV a fait ses débuts lors du dernier Salon de Bruxelles.
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