Trump allège les droits de douane sur l'automobile, mais en laissant planer des doutes

Donald Trump retourne une fois de plus sa veste. Les constructeurs automobiles obtiennent en effet un répit pour les droits de douane, mais uniquement pour les véhicules produits aux États-Unis. Un (petit) soulagement pour l’industrie, mais les marques européennes restent encore dans l’inconnu.

Publié le 30 avril 2025
Temps de lecture : 3 min

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Trump allège les droits de douane sur l'automobile, mais en laissant planer des doutes

On savait que c’était dans les cartons : deux nouveaux décrets signés par Donald Trump viennent ajuster les droits de douane appliqués aux véhicules et composants automobiles. L’objectif est clair : atténuer les coûts liés aux droits de douane, mais pour les véhicules assemblés aux États-Unis.

Concrètement, les véhicules produits sur le sol américain pourront bénéficier d’un remboursement partiel des droits de douane, sous certaines conditions. Si un véhicule contient au moins 85% de pièces d’origine américaine ou conforme à l’accord USMCA (États-Unis-Mexique-Canada), il sera exempté de droits pour la première année. Pour ceux intégrant 50% de composants éligibles, seuls 35% de la valeur résiduelle seront soumis à taxation.

Les fournisseurs restent sous pression

Si ces ajustements sont salués par certains acteurs, ils ne dissipent pas toutes les inquiétudes. En particulier pour les équipementiers encore soumis aux droits sur les pièces importées et confrontés à des flux de trésorerie tendus depuis la crise sanitaire et la pénurie de semi-conducteurs.

GM

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Souvent situées hors des États-Unis, ces entreprises ne bénéficient pas directement des nouvelles mesures. Elles devront compter sur leurs clients - les constructeurs donc - pour absorber les surcoûts, sous peine de voir les livraisons s’interrompre. Un responsable d’un grand équipementier estime même que ces modifications « ne sont pas une raison de se réjouir » tant elles laissent de zones d’ombre sur le plan pratique. La décision ne suffit pas à compenser l’absence de vision à long terme pour les chaînes d’approvisionnement mondialisées. Bref, les tensions vont perdurer.

Quid des constructeurs européens ?

Pour les marques étrangères, notamment européennes, qui importent leurs véhicules aux États-Unis, cette réforme ne change pas la donne. En l’absence d’usines sur le sol américain ou de structures répondant aux critères d’approvisionnement local, ces constructeurs devront payer des droits de douane plein pot (25%).

On sait que de nombreuses marques ont suspendu leurs livraisons aux États-Unis (Porsche notamment) en attendant des clarifications. Les voici donc. Elles ne vont pas faire les affaires de nos constructeurs. Donald Trump n’a lâché que très légèrement du lest pour voir si des relocalisations pourront avoir lieu ou pas. La balle est donc dans le camp des constructeurs et on doute qu’ils répondent favorablement aux souhaits du président. Car déplacer une chaîne de production exige plusieurs années ainsi qu’une stabilité réglementaire durable que l’administration Trump ne garantit pas.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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