Trois des cinq plus grands fabricants de véhicules électriques en 2025 étaient chinois, avec BYD nettement en tête du classement. C’est ce qui ressort d’un aperçu des ventes mondiales de modèles électriques par constructeur, établi par le blog EV Curve Futurist. Celui-ci distingue, dans son analyse, les nouveaux acteurs disruptifs (en jaune) des entreprises établies (en bleu).
Parmi les acteurs traditionnels, seul le groupe Volkswagen parvient à se maintenir dans le top 5. On remarque également la position très faible de Toyota qui, bien qu’étant toujours le premier constructeur mondial, figure tout en bas du classement électrique, quelque part entre le chinois FAW et le vietnamien VinFast.
L’absence totale d’autres groupes japonais comme Nissan, Honda, Suzuki, Mitsubishi ou Mazda illustre à quel point les constructeurs du pays du Soleil-Levant sont en retrait dans ce domaine.
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BYD plus grand que Tesla
Les dominationsdans l’industrie automobile deviennent plus évidentes d’année en année. En 2025, le chinois BYD a par exemple dépassé Ford, autrefois omniprésent, dans les ventes mondiales totales et occupe désormais la sixième place du classement global.
En ne considérant que les voitures électriques, Build Your Dreams domine largement avec 2,25 millions d’exemplaires vendus en 2025. Il distancie désormais Tesla, longtemps leader du marché électrique, qui a clôturé l’année avec 1,64 million d’unités.
Seul le groupe Volkswagen parvient à rester dans la course avec un peu moins d’un million de voitures électriques écoulées, ce qui lui vaut la quatrième place. L’industriel allemand avait pris un départ hésitant au début de la décennie, mais voit aujourd’hui ses modèles électriques se vendre comme des petits pains, notamment en Europe.
Avec Geely et SAIC aux troisième et cinquième places, il apparaît toutefois clairement que les Chinois tiennent actuellement les rênes de la transition vers l’électrique. Sur leur marché domestique en particulier, la progression est fulgurante.
De nouvelles marques de luxe
Dans le top 10, seuls Hyundai-Kia et BMW figurent parmi les noms traditionnels, probablement grâce à leur engagement précoce dans l’électrique et à leur avance technologique. Renault, pourtant premier constructeur européen à avoir massivement diffusé un modèle électrique avec la Zoe, se retrouve en bas de classement.
Le rival éternel de BMW, Mercedes, semble éprouver encore plus de difficultés à vendre des EV et se situe lui aussi très loin dans la hiérarchie. De nouvelles marques de luxe comme Xpeng, Xiaomi ou Nio sont aujourd’hui au moins deux fois plus importantes que « das Haus », voire davantage.
Autre fait marquant : le statut de Leapmotor, qui a écoulé près d’un demi-million de voitures électriques en 2025. C’est plus que l’ensemble du groupe Stellantis. Ce dernier détient 20 % de ce constructeur à peine âgé d’une dizaine d’années et distribue ses modèles en Europe. Le groupe franco-italo-américain a d’ailleurs récemment annoncé qu’il réduisait ses investissements dans l’électrification.
Detroit reste fidèle à l’essence
Le classement montre clairement que les nouveaux acteurs disruptifs tiennent les commandes de l’électrification, avec près des deux tiers du marché EV mondial, tandis que de nombreux constructeurs historiques semblent décrocher.
Ainsi, d’anciens géants mondiaux comme General Motors et Ford, tous deux américains, font figure de petits joueurs lorsqu’il s’agit de voitures électriques.
La politique nationale joue sans aucun doute un rôle : l’administration Trump a supprimé l’ensemble des avantages accordés aux véhicules électriques aux États-Unis. Du côté chinois, la domination s’explique aussi par des choix politiques, avec une économie fortement pilotée qui mise massivement sur l’électrique, tant pour son marché intérieur que pour l’exportation vers l’Occident.
Le nouvel ordre mondial automobile est en place, et il parle de plus en plus chinois.
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