Dans un débat autour de la mobilité, certains observateurs indiquent que le prix des voitures neuves va encore augmenter, notamment en raison des nouvelles règles de sécurité imposées par l’Europe. Les prix pourraient augmenter de +10%, soit 3.000 euros pour une voiture qui en coûte 30.000 aujourd’hui.
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Jusqu’ici, la menace chinoise ne se fait pas encore trop sentir, même si les ventes des constructeurs de l’empire du Milieu croissent régulièrement. Mais la déferlante arrive, car BYD, Chery et Great Wall prévoient de lancer une vingtaine de nouveaux modèles au cours des cinq prochaines années. De quoi noyer les constructeurs occidentaux ?
La Chine fait monter la pression. Alors que l’Europe doit annoncer ses intentions sur les droits de douane au sujet des voitures chinoises importées, l’empire du Milieu menace de représailles en faisant monter ses droits d’importation de 25% sur les voitures européennes et américaines importées dès ce mois de juin. Pour certains observateurs, les droits de douane sont un piège qui risque de se refermer sur les automobilistes.
Les difficultés industrielles liées à la transition vers la voiture électrique auront-elles raison de la majorité des constructeurs existants ? C’est ce que prédit Carlos Tavares, patron de Stellantis pour qui « il ne restera que 5 constructeurs automobiles d’ici 10 ans ».
L’enjeu de la voiture électrique bon marché passe nécessairement par des réductions des coûts et donc par des partenariats entre constructeurs qui permettront justement ces économies. Et justement, pour la future Twingo électrique à 20.000 euros, Renault espérait pouvoir s’appuyer sur le géant Volkswagen. Mais ça ne sera pas le cas.
Si l’affaire du Dieselgate est déjà lointaine, elle n’est pas pour autant close. Dans un pays européen, la justice vient d’ailleurs de condamner le constructeur… qui va devoir verser plus de 1.000 euros par client floué. Une opération qui va coûter des millions d’euros à Volkswagen.
L’Union européenne a lancé une enquête quant à des subsides octroyés aux constructeurs chinois par Pékin pour maintenir des prix bas pour les voitures électriques. Mais selon l’UE, les marques BYD, Geely et SAIC refuseraient de collaborer et de partager leurs informations, ce qui rend les soupçons encore plus tangibles.