Clap de fin pour l’édition 2025 du Salon de Munich. Le bilan est flatteur : plus de 500.000 visiteurs et des marques comme Audi, Renault, BMW, Volkswagen, Polestar ou Leapmotor ont levé le voile sur de nombreuses nouveautés, allant de la Clio 6 à la Porsche 911 Turbo S en passant par des prototypes comme la Skoda Vision O ou celui de la future TT électrique.
De ce strict point de vue, on pourrait penser que l’IAA de Munich reprend la main sur les salons automobiles en Europe. Sauf que ce n’est pas tout à fait exact. Parce qu’au-delà du vernis, Munich reste d’abord un bras de fer technologique et politique entre deux nations : l’Allemagne et la Chine. Le salon incarne en effet d’une part la stratégie défensive des constructeurs allemands qui peinent en Europe, comme à l’étranger et, d’autre part, celle de l’offensive des marques chinoises. BYD, Xpeng et consorts gagnent du terrain en Europe. L’Allemagne se doit donc de réagir. Ce salon, c’est donc d’abord leur ring.
L’étoile montante, c’est Bruxelles
Face à Munich qui se muscle – mais a lieu seulement tous les deux ans –, le Brussels Motor Show (BMS) semble malgré tout fait figure de référence. Certes, il y a moins de paillettes, mais l’événement belge trace son sillon avec régularité et efficacité. En janvier 2025, le salon belge a rassemblé 65 marques, un record européen. À titre de comparaison, Munich en a attiré une quarantaine, malgré son ancrage et le potentiel du marché allemand.
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Mais où est la différence ? L’explication est simple : là où Paris (Mondial de l’Automobile) limite aujourd’hui ses ambitions, où Genève a disparu du calendrier et où Francfort s’est effacé au profit de Munich, le rendez-vous bruxellois a su se réinventer. Ancien salon de vente, il est aujourd’hui devenu une plate-forme pour l’industrie tout entière.
Une dynamique qui ne faiblit pas
La FEBIAC, organisatrice historique du Salon de Bruxelles, n’a jamais lâché prise. En dépit d’un contexte compliqué (Covid, chute des ventes, salon concurrent venu de Hollande), elle a su maintenir le cap, adapter son format, séduire les marques et fidéliser les passionnés. Les résultats parlent d’eux-mêmes : non seulement le salon belge attire toujours plus d’exposants, mais il devient aussi un lieu de premières mondiales. On l’a vu en janvier dernier (5 premières mondiales et 14 premières européennes en 2025) et on le verra encore en 2026 où, on peut déjà le dire, la version définitive de la Renault Twingo électrique sera dévoilée. Bruxelles est en train de devenir un point de passage obligé. Alors oui, l’Allemagne fait du bruit. Mais c’est manifestement Bruxelles qui va continuer à tenir le volant de l’automobile européenne.
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