Tout le monde a déjà vu passer sur les réseaux sociaux des incendies de voitures et plus particulièrement des incendies de voitures électriques. Lorsqu’ils n’ont pas d’autres conséquences que le matériel, ces moments restent impressionnants, car l’oxygène de l’air entraîne une réaction chimique qui rend l’incendie spectaculaire, mais aussi particulièrement long. D’ailleurs, il n’y a souvent pas d’autre solution que de plonger le véhicule entier dans un container d’eau.
Cela dit, le côté spectaculaire de la chose fait que sur les réseaux, beaucoup estiment que les voitures électriques sont dangereuses ou, à tout le moins, prennent plus feu que les modèles thermiques. Or, rien n’est plus faux dans la réalité, comme le démontrent plusieurs enquêtes.
Une solution chinoise
En général, les incendies de voitures électriques surviennent en raison d’un court-circuit dans la batterie. Plusieurs solutions ont déjà été envisagées, comme des extincteurs intégrés. Récemment, la Chine a donné un coup d’accélérateur aux recherches en la matière, car Pékin a légiféré et exigé des fabricants que les batteries ne puissent plus exploser, même en cas de violent accident.
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Mais ces cas d’incendie du à l’emballement thermique pourraient bientôt faire partie du passé. En effet, la société chinoise Svolt, un spécialiste des batteries issu de l’écosystème Great Wall, vient de lever le voile sur sa nouvelle génération de batterie, la Dragon Armor 3.0. Son principe : empêcher physiquement qu’un emballement thermique puisse mettre en danger les occupants. Une approche qui ne se contente plus de retarder le feu, mais cherche à le canaliser.
Séparer le feu de l’électricité
Cette innovation repose sur une architecture inédite et qui applique le principe suivant : séparer le feu de l’électricité. Concrètement, les bornes électriques de la cellule et les canaux de décharge de pression sont placés sur des faces opposées. Ce qui fait qu’en cas de feu, les flammes sont expulsées selon un trajet prédéfini et orienté vers le bas du véhicule.
De ce fait, toute propagation vers l’habitacle est empêchée. Selon Svolt, le feu ne peut plus remonter ni se diffuser de manière anarchique. La batterie ne s’embrase donc plus globalement, mais de manière contrôlée, même dans un scénario de défaillance importante.
Gestion thermique dissociée
Autre point important de la batterie Dragon Armor 3.0 : sa compatibilité avec les architectures Cell-to-Chassis et Cell-to-Body alors qu’elle conserve encore une gestion thermique indépendante. Jusqu’ici, ce principe n’avait jamais été vu et encore moins avec des cellules prismatiques.
L’avantage de travailler avec ces cellules prismatiques, c’est le gain d’espace. Dans un même volume, on peut caser plus de cellules, ce qui permet de faire progresser la capacité de 7 à 10%. En outre, la batterie de Svolt est aussi 5 mm moins encombrante en hauteur. La partie supérieure est conçue pour résister aux contraintes mécaniques tandis que la zone inférieure sert à la décompression et à la protection en cas de choc.
Moins de risques
Associée à une chimie hybride liquide-solide, la batterie Dragon Armor 3.0 affiche aussi des seuils thermiques revus à la hausse. La température d’auto-échauffement progresse de 8 °C, le déclenchement de l’emballement thermique est repoussé de 5 °C et le temps de réaction disponible augmente de 10%. Résultat : la probabilité d’un emballement thermique recule d’environ 25%. Svolt annonce une mise en production prochaine de son pack avec deux déclinaisons : une batterie de 86 kWh et une version de 115 kWh.
La Chine continue d’avancer vite pour les technologies batteries. Récemment, un expert indiquait que l’empire du Milieu avait 20 ans d’avance sur l’Europe sur cette matière. Cette affirmation se vérifie presque chaque jour...
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