Le passage à une voiture électrique offre de moins en moins d'avantages financiers. Après la baisse décevante des prix de revente, il s'avère également que les assurances automobiles ne jouent pas en faveur du VE. Ceux qui parcourent beaucoup de kilomètres chaque année paient en moyenne une prime plus élevée avec une voiture électrique qu'avec une voiture à essence de la même catégorie de prix. C'est ce qui ressort d'une analyse réalisée par la plateforme de comparaison Peasy auprès des cinq plus grands assureurs belges.
Plus rapides et plus lourdes
Peasy a comparé les coûts d'assurance de plusieurs voitures électriques et à essence dont le prix catalogue se situe entre 30 000 et 40 000 euros. Il en ressort que les conducteurs de voitures électriques paient en moyenne 148 euros de plus par an que les conducteurs d'un modèle comparable équipé d'un moteur à essence. La différence augmente à mesure que le kilométrage augmente. À 15 000 kilomètres par an, cela reste raisonnable. Il s'agit alors d'une moyenne de 24 euros supplémentaires, mais ceux qui parcourent 20 000 kilomètres paient déjà 206 euros de plus.
Pourquoi la motorisation électrique a-t-elle une telle influence sur la prime ? Selon Peasy et les assureurs, cela s'explique par une combinaison de facteurs. Les voitures électriques ont généralement un moteur plus puissant, ce qui leur permet d'accélérer plus rapidement. Les assureurs y voient un danger plus important. Elles sont également plus lourdes, ce qui augmente le risque de dommages en cas d'accident.
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Les batteries fragiles constituent un deuxième facteur de coût : si elles sont endommagées lors d'une collision, elles doivent souvent être entièrement remplacées. Selon la marque, cela peut coûter bien plus de 10 000 euros. Les assureurs tiennent bien sûr compte de ces risques dans le calcul de leurs primes.
Réductions de 20 à 25 %
Il y a quelques années, la situation était beaucoup plus favorable pour les conducteurs de voitures électriques. À l'époque, ceux-ci bénéficiaient souvent d'une réduction de prime de 20 à 25 % par rapport aux voitures à moteur à combustion. Cette différence a aujourd'hui pratiquement disparu. Au début, les courtiers voulaient donner un coup de pouce à cette nouvelle technologie respectueuse de l'environnement, mais maintenant que les premières statistiques fiables sur les risques réels et les coûts associés commencent à arriver, le vent a tourné.
Il existe toutefois des exceptions. Het Laatste Nieuws écrit que, selon mijnvergelijker.be, plusieurs compagnies proposent encore des réductions écologiques pour les véhicules respectueux de l'environnement. Ethias accorde par exemple une réduction de 30 %, AG 10 %. Chez AXA, la réduction dépend du nombre de kilomètres parcourus, tandis que Baloise propose des tarifs avantageux pour les voitures dotées d'options de sécurité étendues, ce dont les voitures électriques sont généralement mieux équipées.
Moins de kilomètres, c'est plus avantageux
Ces réductions font que la conduite électrique peut être avantageuse pour ceux qui roulent peu. Les conducteurs qui parcourent au maximum 10 000 kilomètres par an paient en moyenne 28 euros de moins de prime que leurs homologues qui roulent à l'essence. Dans certains cas, la différence peut atteindre 250 euros. Pour ce groupe, le coût total de possession d'une voiture électrique reste mieux garanti.
L'étude souligne ainsi un tournant sur le marché : l'époque où les assureurs récompensaient systématiquement la conduite électrique sur le plan financier semble révolue. Désormais, le profil de conduite individuel pèse plus lourd que le type de moteur. Pour ceux qui envisagent de franchir le pas, il est donc plus que jamais intéressant de simuler la prime à l'avance.
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