Il y a un paradoxe que les usages commencent à expliquer. Selon une étude menée par Bip & Go (la filiale télépéage de la Sanef) montre que 71 % d'entre eux (sur 558 répondants, ce n’est pas énorme) déclarent partir en vacances sans aucune limite de distance. Parallèlement, une enquête YouGov réalisée en mai 2026 pour Alphabet France sur un panel de 1.002 personnes montrait que 67 % des Français jugent désormais les vacances en voitures électriques parfaitement réalisables. Pour la comparaison, ils étaient seulement 51 % seulement en 2024. Ça signifie qu’en deux ans d’écart, plus on roule en électrique, moins on en parle comme d'un problème.
Ce que l'expérience change
Mais qu’est-ce qui a changé ? En réalité, ce ne serait pas l’augmentation de l’autonomie des voitures qui changerait la donne, mais l’accumulation des trajets. Plus de la moitié des sondés de l'étude Bip & Go roulent en électrique depuis plus de deux ans et ils expliquent que la recharge ne se subit plus, mais qu’elle se planifie et parfois même elle s'anticipe avec plaisir. Aussi, 59 % des répondants la décrivent comme un vrai moment de détente. L’étude montre aussi que 81 % des conducteurs partent chargés à 100 % la veille du départ. Ceci montre donc que des réflexes se sont installés.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
L'autoroute n'est pas tout
Parmi les enseignements à intégrer, l'étude souligne que la planification d'itinéraire est devenue centrale pour les conducteurs de voitures électriques. L'étude s'arrête là. Mais elle invite à une autre réflexion.
Le modèle mental dominant prône le fait d’avaler les kilomètres sur l’autoroute, de se connecter à borne rapide à 350 kW avec un café avalé en 20 minutes avant de repartir. Mais ce n’est qu’une option parmi d'autres et pas forcément la plus agréable. Car les bornes rapides à 100-150 kW se multiplient hors des grands axes : parkings de supermarchés, centres-villes, etc. Une recharge de 35 à 40 minutes dans une bourgogne ou un pueblo andalou, c'est une pause qu'on n'aurait jamais faite autrement. Ça oblige à sortir de la voiture, à regarder autour de soi. C’est simplement envisager le trajet comme une partie entière des vacances et pas juste leur préambule.
L'angle belge à connaître
En Belgique, la question se pose dans un contexte particulier. Quelque 86 % des voitures électriques en circulation sont des véhicules de société ou de leasing. Or beaucoup de contrats de leasing intègrent une clause peu connue : la possibilité de disposer d'un véhicule de remplacement thermique ou hybride rechargeable pendant trois à quatre semaines par an. MHC Mobility, Athlon le font. Et ça n'a rien d'une concession, c'est une option contractuelle, conçue précisément pour les longs trajets de vacances. Il faut juste le savoir et l'anticiper.
Quatre semaines sur cinquante-deux
Il faut aussi conserver une proportion en tête : les vacances, c'est quatre semaines par an, voire moins. Sur les quarante-huit autres semaines, la voiture électrique ne génère pas de contraintes si on peut recharger chez soi ou au bureau. Se décider contre la voiture électrique à cause des vacances d'été, c'est laisser à quatre malheureuses semaines dicter un choix pour une année entière. Et ça n’a pas de sens.
Des milliers de conducteurs belges suivent déjà Gocar pour rester informés et découvrir les meilleures offres d'occasion et neuves. Vous aussi, restez informé :
- Consulter gocar.be régulièrement
- Suivre Gocar sur Google Actualités
- S'abonner à la newsletter Gocar