Ce mardi 18 novembre, les prix de la Eurosuper 95 et de la Eurosuper 98 ont à nouveau augmenté en Belgique. Le litre de Eurosuper 95 passe à 1,68 euro, contre 1,666 euros précédemment, tandis que la 98 grimpe de 1,742 euros à 1,778 euros. Même constat pour le mazout de chauffage, dont le tarif maximal atteint désormais 0,8583 euro/litre pour les commandes de plus de 2.000 litres.
Cette tendance s’inscrit dans une progression amorcée depuis plusieurs semaines. Le Diesel par exemple affiche un prix inchangé à 1,799 euros/litre depuis le 11 novembre, mais son coût a bondi de près de +7% en un mois. Ces niveaux rappellent ceux observés en juin dernier, mais à l’époque, il faut se souvenir que les craintes d’un conflit entre Israël et l’Iran faisaient flamber les marchés.
Un pétrole stable, mais...
Pourtant, rien de comparable ne se profile actuellement. Les tensions géopolitiques restent contenues et le cours du brut évolue autour de 64 dollars, un prix en légère baisse par rapport à la fin octobre. Cette stabilité s’explique notamment par l’augmentation de la production des pays de l’OPEP+ qui compense les restrictions précédentes.
C’est donc une évidence : cette fois, la hausse des carburants n’est donc pas directement imputable à une flambée du brut. Selon les économistes, la dépréciation récente de l’euro face au dollar pourrait expliquer une partie de la hausse. Chaque baisse de la monnaie européenne renchérit en effet mécaniquement les tarifs des produits pétroliers importés puisqu’ils sont facturés en dollars.
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Effet domino du conflit russo-ukrainien ?
Le marché reste toutefois sensible à toute perturbation logistique. Fin octobre, les sanctions américaines contre les armateurs russes Lukoil et Rosneft avaient brièvement fait bondir les cours. Et plus récemment, une attaque ukrainienne sur la raffinerie russe de Novorossiysk a provoqué la suspension temporaire de 2% des exportations mondiales. Ponctuels, ces incidents contribuent évidemment à maintenir un climat d’incertitude et à exercer une pression haussière sur les prix de gros.
Pour les distributeurs belges, cette volatilité se répercute rapidement sur les tarifs à la pompe, en particulier lorsque la marge de raffinage se tend. La Fédération des négociants en combustibles et carburants (Brafco) souligne à ce sujet que le marché reste fragile. Il est à la fois prisonnier des facteurs géopolitiques et des fluctuations monétaires qui sont elles aussi difficilement prévisibles.
Des prix à relativiser
Du côté d’Energia, la fédération pétrolière belge, il faut toutefois relativiser. Les analystes rappellent que malgré la remontée actuelle les prix restent inférieurs à ceux du début d’année, lorsque le baril avoisinait les 80 dollars. Selon eux, il convient de « comparer les évolutions sur une période plus longue » pour évaluer la réelle ampleur de la hausse.
En d’autres termes, si les automobilistes paient aujourd’hui davantage qu’en octobre, ils restent toutefois loin des prix demandés en janvier 2025. Les spécialistes anticipent d’ailleurs une stabilisation progressive des prix si le marché pétrolier continue de s’équilibrer et si l’euro parvient à regagner du terrain face au dollar.
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