La Flandre renonce à durcir les zones à faibles émissions : un répit pour les Diesel Euro 5

La Flandre vient de confirmer qu’elle ne durcira pas les règles des zones à faibles émissions (LEZ) en 2026. Une décision politique controversée qui suscite évidemment des critiques juridiques mais provoque aussi un soulagement chez de nombreux automobilistes.

Publié le 6 novembre 2025
Temps de lecture : 2 min

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La Flandre renonce à durcir les zones à faibles émissions : un répit pour les Diesel Euro 5

La décision était incertaine, mais elle est désormais actée : la Flandre maintiendra ses zones à faibles émissions telles qu’elles sont aujourd’hui. Le ministre régional de l’Environnement, Jo Brouns (CD&V), l’a confirmé devant le Parlement flamand. Le gouvernement n’appliquera donc pas le durcissement initialement prévu pour 2026 et qui devait exclure des centres-villes d’Anvers et de Gand les Diesel Euro 5 ainsi que les essences Euro 2.

Cette orientation découle directement de l’accord de gouvernement flamand qui privilégie une approche « réaliste » face à la transition énergétique. En septembre, la mesure de durcissement avait déjà été officiellement abandonnée.

Des critiques juridiques

Cette décision ne fait toutefois pas l’unanimité. Le Conseil d’État a émis un avis sévère en pointant « une régression significative » de la protection du droit à un environnement sain. Un argument déjà entendu (et qui a fait mouche) à Bruxelles qui avait eu la même idée. Mais la région a du faire marche arrière récemment. Le principe constitutionnel dit de « standstill » impose en effet que les normes environnementales ne puissent être affaiblies sans justification solide.

Le précédent bruxellois illustre d’ailleurs les risques de cette orientation. Malgré tout, Jo Brouns assume la ligne gouvernementale et promet d’apporter une réponse argumentée aux remarques juridiques avant l’adoption définitive du texte en Conseil des ministres.

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Une évaluation régulière

Le ministre annonce également qu’une évaluation des LEZ aura lieu tous les deux ans afin de déterminer si ces zones doivent être maintenues, assouplies ou supprimées. Selon lui, la progression rapide de l’électrification du parc automobile rendra à terme ces dispositifs « inutiles ». Les chiffres confirment cette tendance : en 2024, seuls 10% du parc belge roulait encore en Diesel Euro 5 et seulement 1% en essence Euro 2. Et dans les villes concernées, ces proportions sont encore moindres.

Ce que cela change pour les automobilistes

Pour les conducteurs, la mesure équivaut à un sursis bienvenu. Les propriétaires de véhicules Euro 5 pourront continuer à circuler à Anvers et à Gand sans restriction supplémentaire contrairement à ce qui était prévu dès 2026. Pour les professionnels du transport ou les particuliers n’ayant pas encore franchi le pas vers l’électrique, cette décision offre donc un horizon de stabilité au moins temporaire dans un contexte économique complexe.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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