Liège, Gand, Mons, Anvers, Bruxelles : où se concentrent vraiment les accidents en Belgique ?

En 2025, les routes belges ont moins tué. Mais les accidents, eux, n'ont pas reculé, au contraire. Ce qui démontre qu’il y a encore du chemin à parcourir. Et justement, les données de Coyote cartographient les points noirs qui persistent.

Publié le 22 mai 2026
Temps de lecture : 5 min

Partagez

Liège, Gand, Mons, Anvers, Bruxelles : où se concentrent vraiment les accidents en Belgique ?

Les chiffres VIAS publiés début 2026 ont réservé une surprise : 445 personnes ont perdu la vie sur les routes belges en 2025, soit le niveau le plus bas jamais enregistré depuis le début des statistiques officielles. C’est un recul de 2 % par rapport à 2024 et les baisses concernent autant la Flandre (234 décès) que la Wallonie (191 décès). Bruxelles fait toutefois exception, avec un doublement à 20 morts, le pire bilan depuis 2022.

Mais là où le tableau se complique, c'est du côté des accidents corporels : ils sont en hausse de 3 %, ils atteignent 36.621 cas sur l'ensemble du territoire. Heureusement, la gravité des chocs recule grâce notamment aux véhicules plus sûrs et aux aides à la conduite. Mais l'accidentalité reste bien présente. Et on sait précisément où ils sont les plus fréquents, grâce aux statistiques de Coyote.

8045

Wallonie : pas les mêmes

En Wallonie, les zones à risque les plus actives se concentrent sur l'A602 à Liège (jusqu'à 55 événements sur certains tronçons), l'A3 à Herstal et Milmort (72 événements) ou encore l'A15 à Hollogne-aux-Pierres (65 événements). En province de Hainaut, l'A7 cumule plusieurs points chauds entre Nimy, Maisières et Ville-sur-Haine, aux portes de Mons. En province de Namur, la Chaussée de Nivelles à Temploux (42 événements) et la Chaussée de Louvain à Champion (26 événements) signalent des axes moins attendus. En Brabant Wallon, l'A7 à Nivelles ressort avec jusqu'à 46 événements, tandis que le R0 à Ophain-Bois-Seigneur-Isaac (27 événements) et la Chaussée de Tervuren à Waterloo (25 événements) complètent le tableau.

Publicité – continuez à lire ci-dessous

wallonie FR
© Coyote

Plus au sud, la province de Luxembourg affiche des chiffres plus modestes – le réseau y est moins dense –, mais la N82 à Heinsch (23 événements) et l'A4 à Autelbas (21 événements) méritent l'attention des conducteurs. Si certains de ces tronçons étaient déjà signalés en 2024, la plupart des zones accidentogènes wallonnes ont bougé d'une année à l'autre. Cela s’explique par un réseau plus hétérogène (routes nationales, secondaires et la topographie ardennaise) qui rend ces points noirs sensibles aux travaux, aux saisons et aux évolutions de trafic.

Flandre : toujours les mêmes

Plus au nord, la photographie est toute autre. « Les zones accidentogènes restent globalement aux mêmes endroits d'une année à l'autre », relève Vincent Hébert, directeur de Coyote Systems Benelux. Les chiffres confirment : le Ring d'Anvers à Borgerhout cumule jusqu'à 86 événements sur un seul tronçon, la Kleine Ring à Berchem monte à 95. En Brabant Flamand, le RO concentre des points chauds importants à Zaventem (151 événements sur le tronçon le plus chargé), à Sint-Stevens-Woluwe et à Tervuren. En Flandre orientale, l'A10 entre Drongen (25 événements) et Erembodegem (22 événements) ainsi que l'A14 à Lokeren (24 événements) se distinguent.

flandre FR
© Coyote

En Flandre-Occidentale, l'A14 à Deerlijk (19 événements) et l'A17 à Wevelgem (16 événements) concentrent l'essentiel des signalements. En Limbourg, le Koning Boudewijnsnelweg à Kuringen (15 événements) et l'A2 à Heusden-Zolder (10 événements) affichent des chiffres plus contenus, reflet d'un trafic moins dense. A contrario de la Wallonie, cette permanence n'est pas fortuite : elle suggère que ces points noirs appellent davantage des interventions sur l'infrastructure. Et à Bruxelles-Capitale ? C'est le Ring Ouest qui domine, notamment à Anderlecht et Forest, avec le tunnel Rogier et la Victoria Reginalaan à Saint-Josse comme autres points de concentration réguliers. 

Ralentir, ça marche

Face à ces zones accidentogènes, Coyote a déployé une alerte de sécurité prédictive dont l'efficacité est mesurable. Entre 2019 et 2025, la vitesse moyenne à l'approche des virages dangereux a reculé de 5 à 8 km/h selon les zones et les limitations en vigueur, chez les utilisateurs équipés. « L'essentiel, c'est d'avoir l'information en temps réel. Dès l'approche d'une zone dangereuse, une alerte se déclenche pour inciter à ralentir. Une fois prévenus, les conducteurs sont naturellement plus attentifs. Coyote est devenu un vrai outil de sécurité routière », résume Vincent Hébert. Les données collectées (entièrement anonymisées) sont par ailleurs transmises aux autorités, qui peuvent s'en servir pour cibler leurs aménagements d'infrastructure.

data FR
© Coyote

Cette situation pose une question assez simple. Si un tel système fonctionne pour les abonnés Coyote, pourquoi ne pas l'imposer à l'ensemble des véhicules ? L'Union européenne a bien rendu obligatoires les systèmes ISA, soit la régulation intelligente de la vitesse, dans les nouveaux véhicules depuis juillet 2024. Le signalement en temps réel des zones accidentogènes pourrait constituer une autre étape. Mais Vincent Hébert, qui connaît l'industrie automobile de l'intérieur pour avoir été directeur des achats chez Renault, tempère cette idée : « intégrer ce type de technologie en série représenterait un coût significatif pour les constructeurs, répercuté in fine sur le prix des véhicules ». Dommage, car cette aide à la conduite aurait fait sens... 

Des milliers de conducteurs belges suivent déjà Gocar pour rester informés et découvrir les meilleures offres d'occasion et neuves. Vous aussi, restez informé :

  1. Consulter gocar.be régulièrement
  2. Suivre Gocar sur Google Actualités
  3. S'abonner à la newsletter Gocar

Par David Leclercq Rédacteur automobile

Partagez

Contenus sponsorisés

Gocar marketplace
Vous cherchez un véhicule neuf ou d'occasion ?
Hybride, électrique ou thermique ? Neuve ou d'occasion ? Spécialiste dans la recherche de véhicules neufs, d’occasions et sur toute l’actualité automobile.

Sur le même sujet

Gocar newsletters
Gocar est la référence. Que ce soit sur les dernières actualités auto ou les sujets brûlants de mobilité !
Abonnez-vous à notre newsletter Gocar pour rester au top de l’information et connaître tous les bons plans !
Votre inscription a bien été enregistrée.