Les ventes automobiles reprennent, mais la reprise reste fragile

Selon les chiffres de la fédération automobile ACEA, les ventes de voitures neuves sont à nouveau en hausse. Mais la reprise est encore loin d'être suffisante pour parler d'un marché sain. Et les marques chinoises ? Elles en profitent également.

Publié le 30 octobre 2025
Temps de lecture : 5 min

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Les ventes automobiles reprennent, mais la reprise reste fragile

Le marché automobile européen a connu un regain d'activité en septembre. Le nombre de nouvelles immatriculations dans l'Union européenne a augmenté de 10% par rapport à septembre de l'année dernière, soit un total de 888.700 voitures vendues. 

Mais la meilleure nouvelle est que le secteur enregistre une hausse pour le troisième mois consécutif. Sur les neuf premiers mois de 2025, le volume des ventes, avec 8,1 millions d'unités, est légèrement supérieur à celui de l'année dernière. Néanmoins, cette reprise semble surtout être une pause temporaire dans un marché structurellement difficile. En effet, celui-ci n'a pas encore retrouvé son niveau d'avant la crise du coronavirus de 2019 où 11,7 millions de voitures avaient été vendues au cours de la même période.

Les hybrides en tête

Selon l'association européenne des constructeurs automobiles ACEA, les constructeurs doivent cette hausse des chiffres à l'introduction de nouveaux modèles et au succès croissant des motorisations hybrides. Ces dernières représentent désormais plus d'un tiers de toutes les nouvelles immatriculations dans l'UE. Au total, 2,8 millions d'exemplaires ont déjà été vendus cette année, soit 16% de plus qu'en 2024. Les hybrides rechargeables, plus coûteuses, suscitent également un vif intérêt, avec une augmentation de 31%. 

Auto Hybrid

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Les voitures entièrement électriques représentent 16,1 % du marché. Cette évolution est également positive, car elle représente une augmentation de près d'un quart par rapport à l'année dernière. L'ACEA estime toutefois que cette part est « trop faible au stade actuel de la transition vers un parc automobile plus propre ». Il est évident que l'essor des voitures électrifiées se fait au détriment des moteurs à essence et diesel classiques : leur part de marché est passée de 46,8 % à 37 % en un an. Mais bon, l'offre de ces motorisations diminue de plus en plus, car sous l'influence des pénalités CO2, les marques s'orientent de plus en plus vers des modèles électriques, qu'ils soient ou non hybrides. Et moins d'offre signifie moins de ventes.

VW reste leader

Notre pays, avec l'Allemagne et les Pays-Bas, continue de jouer un rôle important dans l'essor de l'électrique. Avec ses pays voisins, la Belgique représente les deux tiers des ventes européennes de voitures à batterie. C'est toutefois l'Allemagne qui connaît la plus forte reprise, en partie grâce à une vague de réductions et à la décision du gouvernement de prolonger l'aide fiscale.

Au niveau des marques, le groupe VW reste leader du marché européen, avec 27,5 % de parts de marché. Renault (+6,6 %) et BMW (+6 %) affichent également de bons résultats, mais Stellantis, la société mère de Peugeot, Fiat et Opel, entre autres, voit ses ventes reculer de plus de 7 % sur neuf mois. Les ventes du groupe italo-franco-américain ont toutefois repris de la vigueur. En septembre, il a enregistré une hausse de plus de 11 %. Après des mois de recul, un revirement semble se profiler. 

Vers le marché de l'occasion

Le prix du plus grand perdant revient à Tesla, dont les ventes ont chuté de 39 %. Cela n'est pas seulement dû au mauvais coup marketing d'Elon Musk et de ses opinions politiques, les chiffres montrent que les marques chinoises se taillent une part de plus en plus importante du gâteau. BYD, par exemple, connaît une croissance fulgurante et a triplé ses ventes cette année. SAIC, la maison mère de MG, la plus lourdement pénalisée par les droits de douane, affiche une hausse de 37% ! Cette dernière peut en effet s'appuyer sur une large gamme de modèles, pas uniquement électriques, ce qui reste actuellement la meilleure stratégie pour les nouveaux venus.

BYD-showroom-gocar

Le fait que le niveau d'avant la crise sanitaire reste hors de portée est en grande partie dû à l'accessibilité financière. Une étude française de l'Institut Mobilités en Transition (IMT) a révélé que les prix des voitures neuves ont augmenté en moyenne de 24% au cours des quatre dernières années. Les causes sont multiples : matières premières coûteuses, prix de l'énergie, électrification, mais aussi « revalorisation » délibérée des modèles par les constructeurs. En misant sur des équipements plus coûteux, les marques automobiles augmentent leurs marges afin de protéger ou d'accroître leur rentabilité. Mais cette stratégie n'est bien sûr pas sans conséquences et pousse une grande partie des acheteurs vers le marché de l'occasion. Le secteur automobile européen semble ainsi se trouver à la croisée des chemins : la croissance est au rendez-vous en termes de chiffres, mais pas en termes de confiance.

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Par Piet Andries Rédacteur automobile

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