37.802 nouvelles voitures ont été immatriculées en Belgique au mois d'avril 2026, soit à peine dix de moins qu'en avril 2025. Le résultat est donc stable, ce qui nous change des mois chaotiques qui ont précédé. Sur les quatre premiers mois de l'année, la lecture est toutefois moins flatteuse avec 151.607 immatriculations contre 158.751 à la même période en 2025, soit un recul cumulé de 4,5%. La tendance de fond reste négative, mais moins que prévu grâce à des mois de mars et d’avril en hausse.
Cela dit, le bilan devrait être meilleur que ce que les chiffres veulent bien dire. Car un facteur a pesé : la grève chez bpost a perturbé la livraison des plaques d'immatriculation vers les concessions avec un effet plus marqué signalé en Wallonie et à Bruxelles. La FEBIAC estime donc que les résultats d'avril s'en trouvent légèrement sous-estimés.
Le courant passe
Une fois encore, le marché des particuliers a progressé. La croissance atteint les 6,2 % sur le mois (+1.092 unités) alors que celui des clients professionnels recule de 5,4 % (-1.102 unités). C’est un retournement qui s'installe depuis plusieurs mois. Et il y en a un autre : les particuliers choisissent de plus en plus la voiture électrique.
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En effet, les statistiques de la FEBIAC montrent que 1.996 voitures électriques ont été achetées par des particuliers en avril, contre 1.618 un an plus tôt. C’est donc 23 % de mieux, ce qui n’est pas rien. Cette augmentation suit celle du mois de mars où on avait enregistré une croissance de +19 % (à 2.182 unités).
Il semble donc y avoir là aussi un changement. Et il s’accélère. La FEBIAC cite la hausse des prix à la pompe depuis le conflit au Moyen-Orient parmi les facteurs. Quand le plein coûte cher, le calcul du coût d'usage penche différemment. Et c’est une réalité, la voiture électrique peut coûter moins cher, mais à condition de se trouver dans la bonne région.
Parallèlement, la fédération note aussi que l'offre a évolué : plusieurs constructeurs ont mis sur le marché des modèles électriques à des prix plus accessibles qu'il y a deux ans, ce qui a permis aussi d’élargir la clientèle. Les deux facteurs se combinent, car sur le total du marché, le taux d'électrification atteint 37 % en avril, toutes catégories confondues, voitures de société comprises. Chez ces dernières, ce mode de propulsion reste naturellement dominant pour des raisons fiscales. Chez les seuls particuliers, le mouvement est bel et bien là. La FEBIAC ne publie malheureusement pas de ventilation régionale de ces données. On ne peut donc pas dire actuellement si la progression est uniforme sur l'ensemble du territoire ou plus concentrée dans certaines régions. Notre petit doigt nous dit que la Flandre est sans doute aux avant-postes de cette transformation, mais ça reste à vérifier.
Nissan, -61 %
BMW conserve la première place avec 3.792 immatriculations en avril. La performance du mois est signée Audi : +27,5 % (3.298 unités) et une deuxième place arrachée à Volkswagen (3.087, -13 %). Mercedes est quatrième (2.567), Peugeot cinquième (2.552). Renault progresse de 12,3 %, Hyundai de 28,7 %. Dans le cumulé depuis janvier, BMW reste en tête (16.451 unités), mais recule de 12 % sur la période, signe que le leadership n'est pas forcément gravé dans le marbre.
D’autres marques continuent de baisser. Celle-ci est sévère chez Dacia (-32 % sur le mois, -21 % en cumulé), Toyota (-20 %), et surtout Nissan, qui chute de 61 % en avril et de 44% depuis le début de l'année. À l'opposé, MG affiche +145 % sur le mois et +81 % en cumulé, BYD frôle le doublement de ses volumes (+95 % en avril, +96 % en cumulé), Tesla gagne 46 % sur le mois et 26 % depuis janvier. Les marques chinoises s'installent et pour de bon.
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