Avec 32.997 voitures particulières neuves immatriculées, le marché belge accuse un sérieux coup de frein en janvier 2026. La baisse atteint en effet -18,7% par rapport aux 40.594 unités enregistrées sur la même période en 2025. Certes, janvier 2026 comptait un jour ouvrable de moins, mais ça ne change rien au bilan.
Mais comment expliquer cette chute alors que, théoriquement, les consommateurs se relâchent un peu ? Cette contre-performance s’explique en fait par un décalage réglementaire. En effet, au 1er janvier 2026, l’entrée en vigueur de la nouvelle norme Euro (Euro 6e-bis) a incité les importateurs et les flottes à anticiper les mises à la route en décembre. Il faut d’ailleurs se souvenir que le dernier mois de 2025 avait connu un bon des immatriculations de voitures neuves de +23,2%. En toute logique, ce sursaut impacte mécaniquement les résultats du mois de janvier 2026.
Il faut donc relativiser la situation, car les volumes actuels enregistrés ne reflètent ni la demande réelle ni les carnets de commandes alimentés par le récent Brussels Motor Show. Les véhicules commandés lors du Salon ne commenceront à apparaître dans les statistiques qu’à partir d’avril ou mai, en dehors des livraisons de stock qui sont attendues plus tôt, dès février ou mars.
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L’essence résiste, l’électrique progresse
Côté motorisations, la hiérarchie évolue lentement, mais sûrement. Les motorisations essence conservent la première place avec 42,7% de parts de marché, dans la continuité de 2025. Elles demeurent clairement une valeur refuge, notamment pour les particuliers qui continuent d’hésiter face aux contraintes de la voiture électrique.
L’électrique continue pour sa part sa montée en puissance. Avec 36,7% du marché en janvier, les voitures 100% électriques gagnent encore deux pourcents par rapport à la moyenne de 2025. Il faut voir l’a réalité en face : l’écart avec l’essence se resserre. C’est le fait des flottes bien entendu, portées par la fiscalité, mais aussi par une offre « produits » désormais bien étoffée sur tous les segments clés.
Volkswagen en tête, Dacia recule
Du côté des constructeurs, janvier rebat aussi certaines cartes. Volkswagen s’impose en tête du classement avec 3.170 immatriculations, devançant de peu BMW (3.133) et Mercedes (3.079). Les écarts sont minimes et ils illustrent la forte demande pour les marques premium. Peugeot se distingue parmi les généralistes en prenant la quatrième place (2.363 unités), devant Audi et Renault. Skoda et Toyota restent dans le top 10 et confirment leur régularité.
La surprise du mois, c’est la sortie de Dacia du top 10. C’est sans doute temporaire. Cinquième marque du marché en 2025, le constructeur roumain recule à la onzième position en janvier, dépassé par Kia (1.397 unités) et Volvo (1.389). L’écart demeure toutefois limité : 79 immatriculations séparent Dacia de Kia, et 71 de Volvo. Autant dire que le classement reste extrêmement volatil à ce stade de l’année. Il faudra maintenant voir ce que nous réservent les mois qui viennent. Février sera peut-être encore en demi-teinte, mais on a bon espoir d’une vraie relance ensuite, notamment avec l’effet « Salon ».
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