Le rebond se confirme sur le marché automobile européen. D’après l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les immatriculations ont progressé de +5,8% en octobre, ce qui porte à quatre le nombre de mois consécutifs de croissance. Sur les dix premiers mois de l’année, 8,97 millions de véhicules ont trouvé preneur dans l’Union européenne, une hausse timide de +1,4 % par rapport à 2024. C’est peu, mais c’est malgré tout le signe d’un redressement après deux années très difficiles.
L’ACEA explique en grande partie cette embellie par la montée en puissance des modèles électrifiés. Les véhicules 100% électriques et hybrides ont en effet dopé les ventes et ils représentent aujourd’hui près de deux tiers des immatriculations sur le Vieux Continent. Les pays moteurs de cette transition sont l’Allemagne (+7,8% sur l’ensemble du marché et +39,4% pour le seul électrique), la France (+2,9%), les Pays-Bas et... la Belgique qui, ensemble, concentrent 62% des ventes électriques de l’Union.
Les thermiques s’effacent ?
Si on entre dans le détail des chiffres, la part des voitures électriques à batterie a bondi à 16,4% de parts de marché entre janvier et octobre, contre 13,2% un an plus tôt. Si l’on y ajoute les hybrides et hybrides rechargeables, ces motorisations représentent désormais près de 64% du marché européen. La progression est donc spectaculaire comparativement aux 55% observés en octobre 2024.
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Cette transition se traduit logiquement par un recul des véhicules thermiques, essence et Diesel confondus, dont les ventes chutent sur les grands marchés. Mais l’ACEA prévient : malgré cette accélération, le rythme actuel reste insuffisant pour atteindre les objectifs de décarbonation fixés à horizon 2035. L’association appelle à un cadre politique et industriel plus stable pour soutenir la demande et rassurer les consommateurs.
Tesla s’effondre
Sur le plan industriel, Volkswagen reste le numéro un européen avec 2,5 millions d’unités écoulées en dix mois (+5,1%). Le groupe allemand détient 27,6% de part de marché et profite du succès retrouvé de ses modèles électriques ID. Stellantis, malgré un bond de +6,6% en octobre, accuse un repli de -6% sur la période tandis que Renault affiche une belle progression de +7% depuis janvier. Merci aux R5 et consorts.
Le contraste est par contre saisissant du côté de Tesla dont les ventes s’effondrent encore de -48% en octobre et de -39% sur dix mois. Fragilisé par l’image controversée de son patron, Elon Musk et une concurrence de plus en plus agressive, le constructeur américain continue de céder du terrain à de nouveaux acteurs venus d’Asie. Il n’est donc pas certain que le nouveau Model Y Standard moins cher (39.990 euros) change la donne.
Le chinois BYD poursuit une ascension fulgurante : ses ventes ont bondi de +207% en octobre, ce qui offre au constructeur 1,6% du marché européen contre 0,5% un an plus tôt. SAIC Motor, maison mère de MG, enregistre également une hausse de +35,9%. Ces chiffres confirment la percée des constructeurs chinois qui sont de mieux en mieux perçus, probablement pour des raisons de budget.
Une reprise fragile
Malgré ce rebond, il faut se montrer prudent : les volumes restent encore nettement inférieurs à ceux de l’avant-pandémie. En 2019, le marché européen dépassait les 15 millions d’immatriculations annuelles, un cap encore très lointain. Et si la transition vers la voiture électrique s’accélère, elle demeure néanmoins dépendante des aides publiques et de la confiance des consommateurs. Il faudra donc encore quelques moins pour savoir si ce rebond est durable ou s’il s’agit d’une simple respiration.
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