Depuis le lancement de sa nouvelle marque AUDI en Chine, le constructeur allemand semble retrouver un second souffle sur ce marché extrêmement compétitif. Le premier modèle, l’AUDI E5 Sportback, y connaît déjà un accueil très favorable. L’arrivée des premières images officielles du second modèle, le E7X, s’inscrit donc dans cette dynamique et suscite naturellement un vif intérêt. Ce SUV électrique n’a plus grand-chose à voir avec les productions traditionnelles d’Ingolstadt : c’est une rupture stylistique assumée et une vitrine technologique pensée pour la clientèle la plus exigeante du monde.
Présenté sous forme de concept au salon de Guangzhou il y a à peine un mois, le E7X de série reste fidèle à cette philosophie futuriste. La face avant est dominée par une calandre totalement fermée et une empreinte lumineuse très affinée. Cela rompt une nouvelle fois abruptement avec le langage visuel des Audi européennes. La version définitive abandonne la large signature lumineuse périphérique du prototype, mais elle gagne une partie inférieure du bouclier retravaillée et qui intègre des éléments aérodynamiques actifs.
Les flancs accueillent des rétroviseurs classiques ou numériques selon les versions tandis que de nouveaux modules intégrant caméras et capteurs prennent place sur les ailes. Le toit, lui, se distingue par un proéminent Lidar qui laisse augurer un niveau élevé de conduite assistée. Les poignées affleurantes et des jantes atteignant 22 pouces complètent cette démarche orientée vers la modernité.
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Un gabarit supérieur à celui du Q7
Avec 5,05 m de long pour près de 2 m de large, le E7X s’inscrit dans le segment des tout grands SUV. Mais c’est surtout son empattement qui impressionne : 3,06 m, soit 66 mm de plus que l’actuel Q7. Cette base étirée promet naturellement un espace intérieur généreux. À ce stade, aucune image d’habitacle n’a encore filtré, mais une configuration quatre places figure d’ores et déjà au catalogue. Les Chinois en raffolent.
Tout laisse penser que le E7X reprendra le dispositif spectaculaire du récent E5 Sportback, c’est-à-dire un affichage panoramique de 27 pouces s’étendant d’un montant à l’autre, un assistant virtuel animé par l’IA AUDI, des inserts en bois tridimensionnels et un diffuseur de parfum intégré.
Jusqu’à 671 ch
Les premières informations confirment deux variantes. L’entrée de gamme repose sur un véhicule à moteur arrière de 402 ch. Au-dessus, une déclinaison Quattro fait grimper la puissance à 671 ch grâce à deux moteurs. La vitesse maximale atteint 230 km/h, preuve que le E7X vise autant la performance que le confort.
Les données relatives à la batterie ne sont pas encore officielles. Le concept annonçait un pack de 109 kWh associé à une architecture 800 V. Avec une autonomie théorique de plus de 700 km selon le cycle CLTC (soit 580 km WLTP) et la capacité de régénérer 320 km en dix minutes, le E7X se positionnerait parmi les SUV électriques les plus endurants du marché local.
Pour la Chine, mais jusqu’à quand ?
Le E7X doit être lancé en 2025, exclusivement pour l’Empire du Milieu. Mais alors que le groupe Volkswagen a déposé un dossier à Bruxelles pour faire lever les droits de douane visant ses modèles électriques fabriqués en Chine, une question se pose : si ces SUV rencontrent un succès inédit, Audi se laissera-t-il tenter par une importation en Europe ? L’idée n’a rien d’impossible, surtout dans un marché électrique qui patine en Europe.
À suivre donc. Audi se réinvente et ça fait plaisir, même si, il faut le reconnaître, de nombreuses technologies ne sont absolument pas « made in Germany ». Elles viennent de chez SAIC...
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