Voilà déjà 15 ans que la première Nissan Leaf est arrivée sur le marché. A l’époque, les Japonais de Nissan étaient alors des pionniers du genre, car, avec la Mitsubishi i-MiEV, il ne s’agissait de rien d’autre que du premier véhicule électrique de l’ère moderne produit en série – et qui faisait donc oublier les voitures électriques expérimentales ou commercialisées partiellement des le courant des années 1990.
Pendant un certain temps, Nissan a régné en maître sur un marché où la demande pour les voitures électriques était encore infime. Problème : dès que la demande s’est consolidée, le Japonais n’a pas été capable de faire évoluer la Leaf sur le plan technologique tant et si bien que le modèle a fini par disparaître. Avec cette troisième génération, Nissan entend faire mieux. Et à en juger par sa fiche technique, la Leaf semble à nouveau parfaitement au goût du jour.
Une plate-forme partagée avec Renault
Nissan promet une faible consommation : la Leaf revendique en effet 436 km d’autonomie avec une batterie de seulement 52 kWh. Et elle affiche même un peu plus de 600 km avec celle de 75 kWh. Cette dernière peut être rechargée rapidement à une puissance de 150 kW, tandis que la version avec la plus modeste, la puissance ne dépasse pas les 105 kW.
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La voiture peut également faire office de batterie « portable » (V2L) grâce à une prise permettant d’alimenter des appareils jusqu’à un total de 3,6 kW. Une fonction V2G (alimentation d’un bâtiment) est aussi prévue. La version de base dispose d’un moteur électrique de 177 ch animant les roues avant tandis que la version 75 kWh développe 218 ch. Dans tous les cas, la vitesse maximale est limitée à 160 km/h.
La nouvelle Leaf repose sur la même plate-forme CMF-EV que l’Ariya et donc aussi que les Mégane et Scenic E-Tech de Renault et la future A390 d’Alpine. Cette plate-forme a récemment été rebaptisée « AmpR Medium ».
14 cm plus courte
Une fois n’est pas coutume, la nouvelle Leaf est plus courte de 14 cm par rapport à la version précédente, ce qui est plutôt rare lors d’un changement générationnel. Celle-ci mesure désormais 4,35 m de long tout en étant un peu plus large et un peu plus haute de 2 cm environ. L’ensemble détermine un tout autre profil, forcément accentué par le hayon très incliné.
Mais cette silhouette n’est pas innocente : le hayon fortement incliné contribue à réduire la résistance à l’air, tout comme les poignées escamotables à l’avant, les roues relativement étroites et le carénage complet du soubassement. Résultat : un coefficient aérodynamique de pénétration dans l’air (Cx) de 0,25.
Tous ces éléments, combinés à un système de chauffage et de refroidissement performant, participent naturellement à la réduction de consommation et donc à l’autonomie promise. Paradoxalement, malgré l’empreinte raccourcie et le hayon plus incliné, le coffre progresse en volume : il atteint les 437 l.
Un an d’attente
L’habitacle se pare des traditionnels écrans, chacun d’une taille de 14,3 pouces. La console centrale est par ailleurs dépourvue de commandes, ce qui libère beaucoup d’espace de rangement. Un toit vitré à occultation automatique est proposé en option. Le régulateur de vitesse adaptatif est fourni de série, tout comme l’assistant de maintien dans la voie et le détecteur de fatigue. Les automobilistes qui fréquentent souvent les embouteillages pourront aussi opter pour un pilote semi-automatique (ProPilot Assist). La liste des options inclut un système audio Bose avec des haut-parleurs intégrés dans les appuie-têtes.
Comme précédemment, la nouvelle Leaf sera fabriquée au Royaume-Uni. La production ne commencera toutefois qu’à l’automne 2025, ce qui signifie que les premières livraisons ne sont prévues que d’ici une petite année. Les prix pour la Belgique ne sont donc pas encore connus.
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