Avec la nouvelle Twingo, les designers de Renault ont repris la même recette qu’avec les R4 et R5, c’est à dire s’inspirer d’un modèle qui a marqué le constructeur au losange pour créer un véhicule moderne et parfaitement ancré dans son époque. Ici, c’est la Twingo première du nom, lancée en 1992 qui a servi de base au nouveau modèle. On retrouve les mêmes phares en forme d’yeux de grenouille, le pare-brise fortement incliné et une carrosserie en un seul gros volume. Par contre, elle adopte 5 portes, une exigence du marché actuel.
La Renault Twingo E-Tech a été conçue dans un délai exceptionnel d’à peine vingt-deux mois – soit près de moitié moins que le cycle classique observé dans l’industrie automobile – et cette prouesse est rendue possible grâce à l’appui d’un centre de R&D établi en Chine, le Advanced China Development Center (ACDC) à Shanghai. Ce dispositif permet au constructeur de bénéficier de méthodes de développement moins séquentielles que dans le schéma traditionnel occidental : les équipes chinoises exploitent un mode de travail en flux parallèle, où les différents contributeurs (ingénierie, logiciel, architecture, fournisseurs) interrompent régulièrement leurs tâches respectives pour se réunir et résoudre conjointement les blocages – avant de reprendre leur mission individuelle. Ce procédé favorise une convergence rapide, une réduction des retours en arrière et un gain substantiel sur le calendrier. Selon le dirigeant du groupe Renault Group, ce changement d’organisation permet de passer d’un cycle de développement typique de 48 à 60 mois à moins de 24 mois pour ce type de citadine électrique. Le recours à cette expertise chinoise, combinée à un partenariat avec des fournisseurs chinois de motorisation et batterie, permet d’atteindre non seulement un temps record, mais aussi un niveau de coût compétitif envisagé sous la barre des 20.000 euros tout en assurant la production finale en Europe.
Longue de 3,79 m, elle profite d’un empattement généreux de 2,49 m pour offrir un maximum de place à ses passagers à l’avant, comme à l’arrière. Le force de la Twingo est qu’elle offre un coffre qui bénéficie d’une capacité pouvant aller jusque’à 360 litres grâce à ses deux sièges arrière coulissants, une fonctionnalité reprise du modèle originel de 1992.
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De la couleur et de la bonne humeur
Joyeuse et colorée (le nuancier comprend des couleurs « flashy » et un vert identique à celui qu’on retrouvait sur le premier modèle), la petite française l’est également dans son habitacle avec une planche de bord horizontale en forme de cylindre dont une large partie est revêtue de la même teinte que la carrosserie. Le tout est assez simple et sans fioriture, mais respire la qualité grâce à des plastiques robustes.
Des dernières Renault, on retrouve le sélecteur de vitesses placé à droite, derrière le volant et l’écran central placé verticalement qui commande un système multimédia OpenR Link fonctionnant sous l’environnement Google. Au centre du tableau de bord trônent 3 commandes physiques rondes de la climatisation, ainsi qu’un bouton rouge dédiés au feux d’urgence, un clin d’oeil au « nez de clown » qui trônait sur la planche de bord de la Twingo 1. Certains petits détails sympathiques attirent le regard comme l’alphabet créé à l’occasion de la dernière déclinaison de la citadine française que l’on retrouve incrusté dans le ciel de toit.
Une seule motorisation
Renault a voulu offrir une voiture simple pour maintenir un prix d’attaque sous la barrière des 20.000 €. Cela se ressent dans certains détails comme les vitres des portières arrière qui ne s’ouvrent qu’en compas et dans la rationalisation de l’offre qui figure au catalogue. En effet, la Twingo n’est disponible qu’avec une seule mécanique d’une puissance de 82 ch et 175 Nm.
Celle-ci est alimentée par une batterie LFP (Lithium-fer-phosphate, une première pour le segment) d’une capacité de 27,5 kWh qui lui donne une autonomie suffisante de 263 km. Pour une voiture urbaine, c'est assez. La recharge se fait en courant alternatif via un chargeur embarqué de 6,6 kW. En option, on peut également obtenir un chargeur de 11 kW qui autorise également des recharges de 50 kW en courant continu. Sur un Wallbox, la passage de 10 à 100% de batterie se fait en 4h15 avec le premier, et en 2h35. Sur un chargeur rapide, il faut 30 minutes pour passer de 10 à 80%.
Proposé en option, le pack « Advanced Charge » propose la fonction V2L qui permet d’alimenter un appareil électrique avec l’énergie de la batterie. Le V2G qui peut réinjecter l’é électricité dans le réseau fit également partie de l’offre.
Dotation riche
Dès la finition Techno, la Twingo est livrée avec le mode « One Pedal » qui permet de conduire en agglomération presque sans freiner, grâce à la régénération du moteur. Selon la version, la petite Renault peut disposer de 24 ADAS maximum dont le parking main libres, la reconaissance des panneaux de circulation ou encore le régulateur de vitesse adaptatif.
Construite dans l’usine de slovène de Novo Mesto, la Twingo est déjà disponible à la commande. Elle sera présentée au prochain Salon de Bruxelles en janvier prochain et les premiers exemplaires devraient arriver dans les concessions Renault peu de temps après.
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