Toyota remet au goût du jour un nom mythique. Plus d’une décennie après la fin du FJ Cruiser (un 4x4 au style rétro, mais qui a été uniquement commercialisé aux États-Unis, au Canada, en Arabie Saoudite, en Algérie, au Mexique et au Japon), le constructeur japonais dévoile le Land Cruiser FJ, un nouveau 4x4 compact qui reprend les codes esthétiques et la philosophie du tout-terrain pur et dur. Malgré les ressemblances, il ne s’agit pas d’une réédition du modèle lancé en 2006, mais d’une création inédite destinée à renforcer la famille Land Cruiser.
Avec ses lignes cubiques, son capot plat et ses porte-à-faux courts, le FJ présente une silhouette musclée et fonctionnelle. Construit à partir de la plate-forme IMV issue du Hilux, il revendique une conception rustique et éprouvée. L’objectif : offrir une machine simple, fiable et capable d’affronter les terrains les plus hostiles, dans la pure tradition Toyota.
Un format plus compact
Long de 4,57 m pour 1,85 m de large, le Land Cruiser FJ se positionne entre un RAV4 et un Hilux. Ce gabarit réduit en fait un franchisseur agile bien adapté aux zones rurales ou aux pistes étroites. Sous son capot, on retrouve le moteur essence quatre cylindres 2.7 litres 2TR-FE déjà connu sur plusieurs modèles de la marque. Ce bloc atmosphérique développe 161 ch et 246 Nm. Il est associé à une boîte automatique à six rapports et une transmission intégrale enclenchable.
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Toyota n’a pas cherché pour l’heure à électrifier ce modèle. Il n’y a donc pas d’hybridation ni de version rechargeable. Ce choix technique est certes cohérent avec les marchés visés – les émergents –, mais il compromet en revanche toute perspective d’homologation sur les marchés européens et américains qui sont soumis à des normes d’émissions bien plus sévères.
Pensé pour durer
Conçu pour un usage intensif, le FJ adopte plusieurs solutions pratiques héritées du monde professionnel. Les boucliers avant et arrière peuvent être démontés facilement, une astuce qui simplifie les réparations en cas de choc ou de rayure. L’habitacle est lui aussi fonctionnel et il privilégie la robustesse et la facilité d’entretien.
Toyota proposera deux déclinaisons : une version classique avec des phares rectangulaires et une variante néo-rétro à optiques rondes qui est clairement un clin d’œil fait au FJ Cruiser originel. Cette dualité stylistique permet à la marque de jouer à la fois sur la nostalgie et sur la modernité.
Une stratégie tournée au Sud
Le Land Cruiser FJ sera produit en Thaïlande et destiné principalement à l’Asie du Sud-Est, à l’Amérique latine, à l’Afrique et au Moyen-Orient. Toyota ne prévoit aucune commercialisation en Europe ni en Amérique du Nord, un choix confirmé par Masaya Uchiyama, ingénieur en chef du projet. Les coûts d’importation aux USA – notamment une taxe de 19% pour les véhicules produits en Thaïlande – auraient rendu le modèle trop onéreux. Bien que l’Europe ne taxe pas comme l’administration Trump, on imagine que c’est la future norme Euro 7 qui nous prive de ce modèle.
Les passionnés européens, nostalgiques du FJ Cruiser ou amateurs de 4x4 authentiques, devront donc se contenter de l’observer de loin. À moins qu’un futur modèle électrifié, inspiré du concept Compact Cruiser EV dévoilé en 2021, ne vienne un jour combler ce vide. On peut toujours rêver...
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