La conduite sous l’emprise de stupéfiant a explosé ces dernières années et l’affaire impliquant l’humoriste français Pierre Palmade ne fait que remettre le sujet sous le feu des projecteurs. C’est dans ce contexte que le ministre de la Mobilité vient de présenter des mesures fortes pour lutter contre la conduite sous influence. Elles devraient entrer en vigueur dès la fin de l’année 2023.
Sécurité routière - Page 40
Depuis le 1er janvier, le contrôle technique est devenu obligatoire pour les motos en cas de cession ou après un sinistre. Si cette nouvelle règle a dopé les ventes sur les deux derniers mois de 2022, elle a fait aussi s’effondrer les nouvelles immatriculations depuis 2023.
L’année 2022 a été marquée par un nombre record de plaintes concernant les contrôles techniques : trop stricts, trop chers, trop longs délais d’attente, aucune explication des défauts… C’est pourquoi la ministre flamande de la mobilité, Lydia Peeters (Open Vld), fait désormais contrôler les centres de contrôle technique. Il était temps !
Depuis le 1er janvier 2023, le contrôle technique est obligatoire pour les motos accidentées ou destinées à la revente. Certes, on ne se presse pas encore au portillon des centres d’examen, mais jusqu’ici le taux d’échec atteint les 31% en Wallonie et 20% en Flandre. Surprenant ?
La ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V) a annoncé que l’année 2023 verrait l’installation de 235 nouveaux radars-tronçons sur les routes belges. Pour la ministre, la fin de l’ère de la clémence a sonné confirmant aussi au passage que le seuil de tolérance pour les excès de vitesse a été harmonisé à 6%.
Les socialistes wallons souhaitent que le montant des amendes de circulations soit mis en lien avec les revenus du contrevenant. De ce fait, les personnes qui touchent de plus hauts revenus pourront payer jusqu’à trois fois plus qu’un conducteur « ordinaire ». Est-ce juste et est-ce qu’un tel dispositif peut réellement fonctionner ?