Le vol de banquettes arrive en Belgique : faut-il s'inquiéter ?

Depuis plusieurs mois, le manège est aussi surprenant qu’inquiétant. Sur certains modèles de voiture très spécifiques, les banquettes arrière disparaissent en quelques minutes à peine. Elles sont arrachées par des bandes organisées qui savent exactement à qui les revendre. Une pièce banale, mais qui est devenue un jackpot pour les voleurs. Et cette combine a déjà traversé la frontière belge.

Publié le 10 juillet 2026
Temps de lecture : 3 min

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Le vol de banquettes arrive en Belgique : faut-il s'inquiéter ?

En France, les autorités observent un étrange phénomène depuis plusieurs mois : des voitures aux vitres brisées et un habitacle vidé jusqu'aux sièges arrière. Ce qui interpelle, c’est que les banquettes arrière disparaissent. Selon la gendarmerie, les vols de banquettes ont grimpé de 30 % en un an dans certains secteurs, une tendance confirmée par plusieurs brigades qui observent la même hausse. Ce n’est plus du vandalisme, mais manifestement une filière bien organisée et qui est en train traverser la frontière belge.

Cinq minutes chrono

Le mode opératoire est bien rodé : une vitre brisée, une clé de 16 et le tour est joué. Les voleurs délaissent la mécanique et les pots catalytiques avec lesquels ils faisaient fortune jadis et ils visent des sièges clipsés, standardisés, interchangeables d'une Clio à un autre. Une aubaine pour qui sait où les revendre.

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La vraie cible

Car l'enjeu n'est pas la banquette en elle-même, mais ce qu'elle permet de faire. En effet, remontée sur un véhicule de société homologué deux places (donc utilitaire), elle autorise une réimmatriculation en cinq places et une plus-value estimée entre 3.000 à 5.000 euros à la revente. Sur le marché noir, la pièce se négocie entre 500 et 600 euros, contre plusieurs milliers chez le constructeur et avec des délais d'attente qui dépassent parfois six mois. Ainsi, plusieurs propriétaires malchanceux ont ainsi du débourser 6.500 euros pour remettre leur véhicule en état. C’est simplement colossal.

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Et la Belgique ?

Le problème, c’est que le phénomène se déploie chez nous aussi. Ce sont surtout les modèles français qui sont visés, comme les Renault Clio, Citroën C3 ou Peugeot 208, car ces modèles sont très prisés des flottes d’entreprises en France. Et justement, pour ces voleurs, notre territoire est une aubaine, car le vivier de véhicule est important tandis que nos véhicules sont souvent mieux soignés qu’en France. C’est d’autant plus tentant.

Le phénomène des bandes organisées qui traversent les frontières n’est pas nouveau et il se vérifie une fois de plus ici. C’est souvent plus facile d’ailleurs, car la frontière complexifie les possibilités de poursuite. Prudence donc si votre véhicule dort dehors la nuit...

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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