Le groupe Volkswagen est dans une mauvaise passe. Après avoir misé beaucoup sur l’électrique, l’entreprise doit à présent faire marche arrière tous azimuts – ou plutôt mettre des projets en pause –, car les ventes ne suivent pas. Dans ce contexte, aucune marque n’est vraiment épargnée. Audi aussi souffre, surtout après la fermeture de son usine de Bruxelles qui, forcément, a représenté un coût. Cela dit, la marque d’Ingolstadt (qui regroupe aussi Bentley et Lamborghini) s’en tire encore bien question bénéfices, mais pas au point de pouvoir se reposer sur ses lauriers.
De ce fait, l’année 2026 doit marquer un tournant. Et c’est ce qui est prévu. Après avoir mis à jour le bas de son catalogue, le constructeur s’attaque désormais au haut de gamme avec plusieurs modèles stratégiques. Parmi eux, il y a le nouveau Q7 et l’inédit Q9, deux SUV qui visent à consolider la position d’Audi dans le segment des véhicules de luxe.
Ces deux modèles reposeront sur la plate-forme PPC déjà utilisée par les récentes A5, A6, Q3 et Q5. Ce choix technique leur permettra d’accueillir des motorisations thermiques électrifiées – du mild hybrid à l’hybride rechargeable –, un compromis logique pour répondre aux attentes de marchés encore très attachés à ce type de motorisation.
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Q9 : le retour de Horch ?
Le futur Q9 pourrait incarner bien plus qu’un simple grand SUV. Il pourrait marquer le retour du badge Horch, symbole du luxe à l’allemande au début du XXᵉ siècle. Cette renaissance placerait Audi en concurrence directe des divisions ultra-premium comme Maybach chez Mercedes ou Alpina chez BMW.
Ce projet illustre la volonté d’Audi d’étendre son offre vers le très haut de gamme, dans une logique de prestige et de différenciation (et aussi de rentabilité) à l’heure où les SUV dominent le marché mondial.
Une petite électrique
À l’autre extrémité du catalogue, Audi s’apprête par ailleurs à lancer une nouvelle compacte 100% électrique dérivée de la Volkswagen ID.3. Baptisée officieusement A2 e-tron, cette voiture reprendra la plate-forme MEB et devrait afficher une autonomie supérieure à 600 km grâce à des batteries allant jusqu’à 80 kWh.
Son style, inspiré à la fois du concept AI:ME (2019) et de l’ancienne A2 de 1999, renouerait avec un design pratique de monovolume. Ce modèle symbolisera l’entrée d’Audi dans le monde des compactes électriques accessibles et qui conserverait les standards de finition et de technologie propres à la marque.
Des sportives RS hybrides
Les passionnés de performance ne seront pas oubliés. Si Audi n’a encore rien officialisé, tout indique que 2026 marquera l’arrivée des nouvelles RS5 et RS6. Ces variantes radicales adopteront des motorisations hybrides rechargeables.
Un RS Q3 de nouvelle génération pourrait également être dévoilé en fin d’année prochaine, bien que le mystère demeure quant à sa mécanique. Il est prévu que le mythique cinq cylindres si enivrant disparaisse au profit d’un bloc plus sobre et électrifié. Audi semble ainsi amorcer une transition vers des sportives hybrides, les capables aujourd’hui de concilier le plaisir aux contraintes environnementales qui ne cessent de se durcir.
Montée en puissance jusqu’en 2027
L’année 2027 ne devrait pas marquer de pause dans la cadence des nouveautés. Audi prévoit d’y présenter la version de série du Concept C, un modèle prometteur qui viendrait enrichir encore la gamme électrique. À cela s’ajouteraient deux projets très attendus : une A5 entièrement électrique et un tout-terrain de luxe destiné à rivaliser avec le Mercedes Classe G. Chaud devant !
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