Elle est l’unes des voitures les plus iconiques de l’histoire : la Mercedes 300 SL coupé (1954-1957) est une merveille de style que l’on peut contempler pendant des heures sans s’en lasser. Souvent considérée comme une des premières supercar de l’histoire en raison de ses performances qui était exceptionnelles pour l’époque, elle était une vitrine de la technologie de son constructeur qui disposait par exemple d’une injection mécanique (du jamais vu sur une voiture), des freins à disques à l’avant ou encore de portes « papillon », un choix imposé par son imposant châssis tubulaire.
Aujourd’hui, les véhicules survivants ont tous déjà été restaurés de fonds en combles en raison de leur valeur qui peut dépasser les 2,5 millions d’euros. Tous sauf un, celui qui sera présenté à la vente par Artcurial le 27 prochain à Paris. Star du catalogue qui comprend pourtant quelques voitures exceptionnelles, cette 300 SL de 1956 est estimée entre 2 et 5 millions d’euros en raison de son histoire exceptionnelle.
Toutes options
Livrée neuve en France par Mercedes-Benz Paris, le garage Royal-Elysées, cette voiture a des spécifications rares comme la Graphitgrau (référence DB 190), associée à un intérieur en cuir naturel (Naturfarbe 1068). Le moteur est légèrement plus puissant que celui d’origine et une bagagerie sur mesure est fournie dans le coffre. Elle est littéralement « toutes options ».
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Cette 300 SL a été commandée par Claude Foussier, connu pour avoir dirigé la société Pernod-Ricard, également grand tireur sportif qui a participé plusieurs fois au jeux olympiques. Ce dernier conserve la voiture jusqu’en 1961, date à laquelle il la cède à Roger Loyet, ancien pilote devenu marchand réputé à Paris, dont la clientèle compte Johnny Hallyday, Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo.
À l’arrêt depuis les années 90
Roger Loyet ne la conserve que deux mois avant de la revendre à Jean Piger, autre industriel parisien. Ce dernier l’immatricule à son nom le 31 mai 1961, tout en conservant le premier numéro d’immatriculation. Ce n’est qu’en 2014 qu’il vend la voiture à un collectionneur allemand qui l’achète pleine de poussière, moteur à l’arrêt depuis onze ans. La voiture est alors conservée en l’état, comme une oeuvre d’art cachée du regard des autres.
Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’elle est découverte par un amateur français alors que ce dernier venait d’acheter un cabriolet 300 SL à ce fameux collectionneur. Ce dernier finit par lui céder également le coupé portes « papillon » un an après avoir fair une offre. Gardée religieusement dans cet état d’origine, la Mercedes est proposée telle quelle par Artcurial. À part quelques éléments de carrosserie qui ont été repeints par le passé, elle est dans son strict état d’origine et possède toujours son immatriculation française de 1956.
Son futur propriétaire aura le choix de la faire restaurer entièrement ou de la redémarrer pour rouler « dans son jus », une solution qui semble plus judicieuse pour un véhicule produit à seulement 1.400 exemplaires et dont plus aucun n’a cette patine incroyable qui raconte véritablement une histoire.
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