Bonne nouvelle pour ceux qui font souvent le plein : selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les prix du pétrole risquent de baisser fortement l'année prochaine. La raison ? La production mondiale de pétrole est bien supérieure à la consommation. Cela entraîne un excédent record sur le marché et fait baisser le prix du baril de pétrole brut.
Cette année, le prix du baril de Brent oscille en moyenne autour de 69 dollars, mais selon l'AIE, il ne devrait plus être que de 58 dollars l'année prochaine. Cela confirme les prévisions précédentes de S&P Global Commodity Insights. Cela signifie que l'essence et le diesel devraient également devenir moins chers. Pour les familles qui souffrent depuis des années des factures d'énergie élevées et de l'augmentation du coût des courses, cela pourrait enfin apporter un peu de soulagement.
Économies en perte de vitesse
La demande en pétrole ne progresse pratiquement plus. Les grandes économies telles que la Chine, l'Inde et le Brésil consomment beaucoup moins que prévu. Dans le même temps, ailleurs, le robinet continue de s'ouvrir. Les pays de l'OPEP+, sous la houlette de l'Arabie saoudite, prévoient d'augmenter à nouveau leur production. Et même en dehors du cartel – pensez aux États-Unis, au Canada, au Brésil et à la Guyane – de nouveaux records sont attendus.
Publicité – continuez à lire ci-dessous
Het resultaat is een overschot dat bijna 3 miljoen vaten per dag kan bedragen, meer dan tijdens Il en résulte un excédent qui pourrait atteindre près de 3 millions de barils par jour, soit plus que pendant la crise sanitaire. La comparaison est éloquente. Les stocks de pétrole atteignent des niveaux records et se situent déjà à leur plus haut niveau depuis près de quatre ans. « Le marché devient progressivement saturé », prévient l'AIE. « Il faudra faire quelque chose pour rétablir l'équilibre. »
Faire le plein moins cher... ou pas ?
Pour de nombreux automobilistes, cela sonne comme une douce musique : faire le plein moins cher. Ce n'est malheureusement pas si simple : le prix à la pompe ne dépend pas seulement du prix du pétrole, mais aussi des taxes, des accises et des marges bénéficiaires des raffineries.
Aux Pays-Bas, par exemple, une réduction temporaire des droits d'accises prendra fin à la fin de cette année. Conséquence : le prix du litre d'essence augmentera même si le prix du pétrole brut baisse, à moins que les responsables politiques n'interviennent. En Belgique, une telle mesure n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant, mais la pression fiscale sur les carburants reste très élevée dans notre pays.
La Russie en difficulté
Il est important de noter que cette bonne nouvelle pour les consommateurs est surtout statistique et concerne l'échelle mondiale. Il y a toujours des circonstances imprévues qui entrent en jeu. Hier encore, on a appris que l'une des plus grandes raffineries de Russie était à l'arrêt, pour une raison inconnue. Si cette situation perdure, l'effet des excédents pourrait s'évaporer, en particulier pour les marchés qui dépendent fortement de ce pays. Comme l'Europe.
L'AIE examine principalement les tendances générales. Comme la consommation mondiale de pétrole, qui ne devrait augmenter que de moitié cette année et l'année prochaine par rapport à 2023. En 2025, l'augmentation sera limitée à 680 000 barils par jour, et en 2026 à 700 000. Le pic semble donc progressivement atteint. La demande devrait se stabiliser complètement d'ici la fin de la décennie, notamment en raison de la percée des voitures électriques et de l'engagement des pays en faveur des énergies renouvelables.
Pour l'instant, cela signifie surtout une chose pour le consommateur : la probabilité de payer moins cher à la pompe dans les mois à venir augmente en théorie, même s'il reste à voir à quelle vitesse et dans quelle mesure cet avantage se répercutera réellement sur les stations-service.
À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be