Chute du pétrole : les calculs sur ce que vous pourriez payer à la pompe

Après l’annonce de cessez-le-feu de Trump contre l’Iran, le baril de Brent a perdu 14 % en une seule séance ce mardi, retombant à 95 dollars. Dans les stations-service belges, rien ne bougera avant vendredi. Mais si la détente se confirme, les automobilistes pourraient enfin respirer un peu. Voici tous nos calculs en fonction de plusieurs scénarios.

Publié le 9 avril 2026
Temps de lecture : 4 min

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Chute du pétrole : les calculs sur ce que vous pourriez payer à la pompe

Ces dernières semaines, le baril de Brent a joué aux montagnes russes. Il a culminé à 118 dollars le 31 mars au plus fort des tensions géopolitiques liées à la fermeture du détroit d'Ormuz, avant de retomber à 107 dollars le 2 avril dernier. C'est ce dernier cours qui sert de base aux prix actuels à la pompe : 1,945 euro/l de RON 95 E10 et 2,489 euros pour le Diesel B7. Et ce mardi, on a connu un nouveau plongeon : le Brent s'établissait à 95 dollars, soit une chute de 14 % en une seule séance bien évidemment provoquée par l'annonce d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.

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L'automobiliste belge devra cependant patienter avant d'en ressentir les effets. En Belgique, les prix des carburants sont encadrés par le contrat-programme, un mécanisme réglementaire qui calcule les tarifs sur base des cotations pétrolières des jours précédents. Il est conçu pour lisser les fluctuations dans les deux sens et il protège des flambées soudaines tout autant qu’il retarde aussi les baisses. La première répercussion n'est attendue qu'au plus tôt vendredi.

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Notre méthode de calcul

Pour estimer les prix à la pompe selon différentes hypothèses de baril, nous avons modélisé plusieurs scénarios à partir des données officielles du SPF Économie. La méthode isole la composante variable du prix (cotation du produit, liée au cours du brut) des éléments fixes : accises, contribution énergie, marge de distribution et TVA à 21 %. Calibré sur les prix SPF de février et mars 2026, établis sur un Brent oscillant entre 66 et 72 dollars en février, le modèle suppose un taux de change euro/dollar stable (0,86). C'est une estimation, pas une prévision.

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À 95 dollars, cours actuel, le litre d'E10 pourrait descendre à 1,89/l euro et le Diesel B7 à 2,35/l euros, soit 5 centimes de moins sur l'essence et 14 centimes sur le gazole. Pour un plein de 60 litres de Diesel, cela représente 8 euros d'économie. À 90 dollars, l'E10 passerait à 1,86 euro/l et le B7 à 2,29 euros/l. À 85 dollars, l'essence atteindrait 1,84 euro/l et le diesel 2,23 euros/l. Ce dernier peut sembler encore élevé à ce niveau : c'est la prime de raffinage sur le Diesel (crack spread) qui l'explique. Celle-ci a atteint en mars son plus haut depuis 2022 sous l'effet de la crise du détroit d'Ormuz, et reste intégrée dans les prix actuels en sus du cours du brut. Si elle se normalise à mesure que la crise s'apaise, les baisses effectives sur le gazole pourraient dépasser les estimations présentées ici. On pourrait alors tabler une baisse supplémentaire de 10 centimes/l.

Le seuil symbolique

Revenir aux niveaux d'avant la crise nécessiterait une baisse plus significative encore. La Brafco, la fédération belge des distributeurs de combustibles et carburants, fixe le cap à 70 dollars le baril. Notre simulation converge : à ce niveau, le litre d'E10 tomberait à 1,69 euro/l et le B7 à 1,89 euro/l, soit 25 centimes de moins sur l'essence et 60 centimes sur le Diesel par rapport à aujourd'hui. Pour soixante litres de gazole, la différence atteindrait 36 euros par plein. Comme expliqué plus haut, pour revenir aux prix de février (1,72 euro/l pour le Diesel et 1,60/l pour l’essence 95), il faudrait que les marges de raffinage redescendent, spécifiquement pour le Diesel qui a plus souffert avec la fermeture d’Ormuz.

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Cet optimisme est-il fondé ? Vincent Orts, porte-parole de la Brafco interrogé par RTL, se dit confiant pour la semaine à venir. Mais la trajectoire vers 70 dollars reste tributaire de variables particulièrement imprévisibles : les revirements de Donald Trump, l'aboutissement ou non des négociations américano-iraniennes et la durabilité de la réouverture du détroit d'Ormuz par où transite 20 % du pétrole mondial. Un cessez-le-feu ne stabilise pas les marchés pétroliers pour autant. Dans ce contexte, les automobilistes belges ont autant intérêt à suivre l’évolution du conflit qu'à surveiller l'affichage dans les stations-service. Voir à envisager de changer de véhicule et de se tourner vers l’électrique, peut-être d’occasion, un marché qui propose toujours de bonnes affaires (voir sur la marketplace de Gocar.be) sans nécessairement prendre des risques, car les batteries montrent une durée de vie sensiblement plus longue que prévu au départ. Mais ça nécessitera un investissement de départ important. Le tout est de voir si dans les semaines qui viennent, la crise perdure ou pas.

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Par David Leclercq Rédacteur automobile

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