Chez Mercedes, il y aura désormais deux Classe C : la thermique bien connue (dont la génération actuelle W206, née en 2021, poursuit sa carrière et profitera sous peu d’un gros lifting) et la nouvelle déclinaison électrique (nom de code W520) qui nous occupe ici.
Cette dernière partage sa base technique avec le SUV GLC électrique et se place en rivale directe de la nouvelle BMW i3. Notons que, contrairement à la thermique, la Classe C électrique n’est pas produite en Allemagne, mais en Hongrie.
Nouveau style et pas de break électrique
Contrairement à la BMW i3 qui existera également en break, la nouvelle Mercedes Classe C électrique ne sera vendue qu’en berline. Car si le break reste apprécié chez nous, il n’a plus n’a plus vraiment la cote sur les marchés mondiaux. Le seul break électrique du constructeur à l’étoile est donc la plus petite CLA Shooting Brake.
La berline Classe C électrique adopte un nouveau look (la thermique restylée devrait lui ressembler assez fort, nous dit-on). Un style un peu rondelet, qui a des airs d’EQE, mais en nettement moins flasque et moins clivant. Les feux arrière ronds lui donnent même un petit air sportif. Par contre, certains trouveront l’imposante calandre trop ostentatoire, surtout dans sa version illuminée par 1.050 diodes LED (option). Ça fait très bling-bling…
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Dalle numérique géante
À bord, on trouve une planche de bord très générique, pratiquement dépourvue de boutons physiques, garnie de quelques plastiques pas très chics (poignées des contre-portes, parties basses du mobilier) et dominée par une grande dalle numérique.
Sur ce dernier point, Mercedes fait fort. De série, on a droit à un combiné d’instruments numérique de 10,3 pouces et un écran central de 14 pouces. En option, on peut opter pour le Superscreen, qui ajoute un écran (de 14 pouces également) dédié au passager. Mais le top, c’est la nouvelle dalle Hyperscreen, optionnelle également, qui prend aussi toute la largeur du tableau de bord mais est moulée en une seule pièce de 39,1 pouces. L’écran offre une excellente résolution grâce à ses 1.000 LED individuelles et son rétroéclairage matriciel. Le passager pourra donc visionner un film en haute résolution pendant que le conducteur, lui, regarde la route...
Ciel étoilé
Toutes les Classe C s’équipent d’office d’un toit vitré panoramique (non ouvrant). En option (SKY CONTROL), ce toit peut disposer d’un vitrage opacifiant à cristaux liquides : la surface vitrée est divisée en neuf segments avec mode opaque ou transparent, pour gérer l’intensité de la lumière entrant à bord.
Avec une option supplémentaire, ce toit vitré peut se perler de 162 étoiles lumineuses. Celles-ci peuvent prendre la couleur de l'éclairage d’ambiance que vous avez choisi. Un vrai ciel étoilé ! Certains s’amuseront de ces décorations, d’autres s’en passeront volontiers…
Bon équipement multimédia
Plus utile, le GPS intégré est offert de série et dispose des excellentes cartes Google Maps. Il offre aussi un bon planificateur de trajets avec recherche efficace des bornes de charge sur l’itinéraire.
On dispose également de série des connexions Apple CarPlay/Android Auto avec ou sans fil, offrant une liaison fluide et stable. Toujours de série, la Classe C propose deux chargeurs sans fil pour smartphone sur la console centrale.
Cette Mercedes s’équipe aussi d’un assistant vocal efficace faisant intervenir jusqu’à 6 agents d’IA différents pour mieux répondre à vos requêtes/questions et même vous faire la conversation si besoin… On a testé et ça fonctionne très bien.
Vie à bord et aspects pratiques
Comme toujours chez Mercedes, les possibilités de décorations intérieures sont nombreuses, avec un large choix de garnitures disponibles en plusieurs couleurs et matières (bois, alu, etc.), et différents types de selleries (dont toujours du vrai cuir en option).
À l’arrière, l’espace pour les jambes est correct, mais on glisse difficilement ses pieds sous les sièges avant. Et les cuisses des plus grands sont peu soutenues. Quant à la place centrale, elle est comme souvent peu confortable à cause de son étroitesse et de la fermeté du dossier.
De manière générale, l’habitabilité n’est pas géante au regard de l’encombrement extérieur : cette nouvelle Classe C mesure en effet 4,88 m de long, soit environ 10 cm de plus qu’une Classe C thermique et 12 cm de plus que la nouvelle BMW i3 électrique.
Côté coffre, on dispose d’un volume de 470 litres banquette en place (contre 420 litres pour la BMW i3) et les dossiers de banquette sont bien sûr rabattables. On trouve aussi à l’avant un frunk de 101 litres (seulement 31 litres dans la BMW i3).
Une puissante version pour le lancement
Une seule version pour le lancement : la C 400 4MATIC bimoteur de 490 ch et 800 Nm de couple. Elle offre évidemment des performances de feu et retourne même un peu les têtes et estomacs à l’accélération.
Cette C 400 4MATIC est très lourde (2,5 tonnes, soit environ 200 kg de plus qu’une BMW i3 50 xDrive disposant pourtant d’une plus grosse batterie), mais avec les options châssis (roues arrière directrices couplées à la suspension pneumatique Airmatic), elle offre une tenue de route très efficace. Ceci dit, cette C électrique n’a rien de sportif ; elle s’apprécie surtout pour son confort et son silence de marche (verre acoustique de série pour le pare-brise et les vitres avant, et optionnel sur les vitres arrière et la lunette). La visibilité arrière n’est pas top (petite lunette), mais cette Classe C est bardée de caméras et peut aussi se garer toute seule si besoin.
Quelle autonomie ?
Pour le lancement, la C 400 4MATIC reçoit une batterie de 94,5 kWh utilisables et Mercedes annonce une autonomie WLTP variant de 592 à 762 km selon les pneus et l’équipement.
Durant ce test, mené en Finlande à rythme très calme sous 24°C, nous avons relevé une moyenne de 16 kWh/100, ce qui correspond à une autonomie réelle de 590 km. Sur autoroute, l’appétit tournait plutôt autour de 19,5 kWh, soit une autonomie d’environ 485 km.
La Classe C dispose de palettes au volant pour régler l’intensité de la régénération (du mode roue libre au one pedal permettant de marquer l’arrêt complet sans toucher les freins), d’une boîte à 2 vitesses (pour consommer moins sur les grands axes) et d’une pompe à chaleur.
Quel temps de charge ?
La batterie 800 Volts accepte jusqu’à 330 kW de puissance de charge en DC (contre 400 pour la BMW i3…) et se recharge de 10 à 80% en 22 minutes. On peut théoriquement récupérer jusqu’à 325 km d’autonomie en 10 minutes de charge. Pas mal.
Par contre, pour charger sur les bornes DC 400V moins rapides (à maximum 100 kW dans ce cas), il faudra opter pour le convertisseur 800/400 Volts facturé en supplément (666 euros). Une option que l’on conseille car elle donne accès à un plus grand nombre de bornes, ce qui est intéressant sur les longs trajets lorsque toutes les bornes 800 Volts sont prises...
Sur borne AC, comptez 10h pour une charge complète avec le chargeur 11 kW d’origine et 5h15 avec le chargeur 22 kW optionnel.
Un tarif salé et qui gonfle vite
Uniquement disponible pour l’instant en 400 4MATIC, la Classe C électrique est très chère : à partir de 67.034 euros. L’équipement est correct, mais les options restent nombreuses et coûteuses. Et pour obtenir certains équipements, on doit impérativement souvent en acheter plusieurs autres. Un vrai casse-tête vite onéreux…
La gamme s’élargira avec des versions moins puissantes et de plus petites batteries. Tout comme le GLC, la Classe C devrait être bientôt proposée en C 250 propulsion de 354 ch à batterie de 85 kWh. On évoque aussi à terme l’arrivée d’une batterie encore plus petite à technologie LFP pour réduire le prix de base.
Conclusion
Cette nouvelle Classe C est technologique, tant en matière de propulsion électrique que de multimédia ou de sécurité. Mais la plupart des nouvelles technologies sont facturées en option (au prix fort). Et on peut se demander si cette Mercedes n’en fait pas un peu trop (utilité de l’écran Hyperscreen, look vite clinquant). Par ailleurs, la 400 4MATIC du lancement, très puissante mais pas sportive, nous semble moins intéressante que les futures variantes plus raisonnables et sans doute pas moins agréables. On attend surtout de confronter cette Classe C à la BMW i3, qui annonce sur papier une autonomie et une puissance de charge encore plus intéressantes…
- Technologie de pointe à tous les niveaux
- Autonomie intéressante, recharge DC très rapide (800 Volts)
- Coffre arrière spacieux et grand frunk
- Nombreuses possibilités d’équipement et de personnalisation
- Tarif élevé, options nombreuses et chères
- Poids trop élevé de la C 400 4MATIC
- Rapport encombrement/habitabilité moyen
- Convertisseur DC 400 Volts en option
Spécifications Mercedes C 400 4MATIC electric
Moteurs : 2 électriques synchrones à aimants permanents (490 ch/360 kW, 800 Nm)
Transmission : aux 4 roues
Boîte de vitesses : automatique à 2 rapports
L/l/h (mm) : 4.883/1.892/1.503
Poids à vide (kg) : 2.460
Volume de coffre (l) : 470 + 101 (frunk)
Batterie (kWh) : NMC, 94,5 utilisables
0 à 100 km/h (sec) : 4,0
Vitesse maximale (km/h) : 210
Autonomie électrique (WLTP, km) : de 592 à 762
Consommation normalisée (WLTP, kWh/100 km) : de 14,1 à 18,5
CO₂ : 0 g/km
Prix : 67.034 euros
BIV : Flandre : 61,50 euros, Wallonie : 2.163,91 euros, Bruxelles : 75,79 euros
Taxe de circulation : Flandre : 107,16 euros, Wallonie et Bruxelles : 107,18 euros.
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