Le marché automobile belge accueille encore une nouvelle marque chinoise. Il s’agit de Chery qui vient d’annoncer la commercialisation de ses véhicules en Belgique et au Luxembourg dès la fin de l'année 2026. Le réseau prévu compte une douzaine de concessions, réparties autour de Bruxelles, Anvers, Liège et Namur. Ce premier niveau de service est pensé pour qu'un client n'ait jamais plus de trente minutes de route à parcourir jusqu'à un showroom.
Cela dit, Chery ne découvre pas la Belgique. En effet, le holding y fait déjà rouler depuis fin 2023 deux marques, Omoda et Jaecoo, et elles sont distribuées par le Groupe GSL avec un réseau qui devrait atteindre une quarantaine de points de vente cette année. Omoda se distingue de Chery par son style urbain et branché alors que Jaecoo mise sur une allure robuste et baroudeuse. Chery, elle, s'attaque au public familial, celui que les deux autres marques n'ont pas vocation à capter en priorité.
Des SUV, rien que des SUV
Ce qui est spécifique à Chery, c’est que la marque ne va pas commercialiser des modèles, mais une gamme de modèles qui répond au nom de Tiggo et dont la particularité tient dans le fait qu’aucun n’est 100 % électrique. Cette carte-là, le groupe la réserve manifestement à Omoda et Jaecoo. Chez Chery, on reste sur de l'hybride simple ou rechargeable. On ignore encore quels modèles de la gamme Tiggo seront commercialisés chez nous. Mais on se doute qu’il devrait y avoir le Tiggo 7 long d’environ 4,50 m et qui affiche donc presque le même gabarit qu'un Volkswagen Tiguan. Sur le marché britannique, où la marque roule déjà, son prix de base converti tourne autour de 29.000 euros et de 34.700 euros pour la version hybride rechargeable. Le Tiggo 9, plus long de trente centimètres, se rapproche davantage d'un Volkswagen Tayron et démarre au tarif britannique converti autour de 43.000 euros. En Belgique, aucun prix n'a encore été communiqué.
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Un poids qui rassure
Chery n’est pas une marque à prendre à la légère. En 2025, le groupe s'est classé cinquième constructeur chinois, derrière BYD, SAIC, Geely et Changan, avec un volume que les sources situent entre 2,6 et 2,8 millions d'unités. Chery reste en outre le premier exportateur automobile chinois pour la vingt-troisième année consécutive. Le groupe a par ailleurs intégré le classement Fortune Global 500 en 2025, à la 233e place.
Chery n'aborde pas non plus le vieux continent en terrain vierge. Le groupe est présent dans dix-huit pays européens et il a ouvert en avril 2026 un centre d'opérations à Barcelone tandis qu’il produit déjà localement en ayant repris une ancienne usine Nissan. Cette stratégie industrielle ressemble donc à celle de BY, de Xpeng ou encore de Leapmotor pour ne citer que ceux-là.
Que peut-on attendre de Chery en Belgique ? La marque a les moyens de ses ambitions et son pari familial est certainement une bonne stratégie. Car le marché belge cherche justement ce genre de profil de véhicules : spacieux, pratique et surtout abordable, à l'heure où les crises se succèdent et rognent un peu plus le pouvoir d'achat. À suivre.
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