Mobilité - Page 37
Les trottinettes électriques sont partout dans nos rues, mais elles ne figurent toujours pas dans le Code de la route. Or, ces engins de mobilité douce sont implicitement reconnus tandis qu’ils continueront de se répandre dans les années qui viennent. Qu’attend donc le gouvernement ?
Avec son plan Good Move, Bruxelles entend diversifier sa mobilité, mais aussi réduire drastiquement la présence de la voiture. Dans ce cadre, les navetteurs seront découragés, voire tout simplement bloqués aux portes de la capitale. Une situation qui pourrait provoquer un désastre économique et entraîner des milliers de faillites.
Dans une interview à nos confères de La Libre Belgique, la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen) continue de défendre son action sur la nécessaire diminution de la place réservée aux voitures à Bruxelles. Elle est persuadée que si les mesures actuelles ne sont pas très populaires, l’avenir lui donnera raison.
Depuis 2016, la Flandre soutient un projet d’élargissement du Ring de Bruxelles (R0) afin de diminuer la pression automobile sur cet axe. Concrètement, il s’agit pour la Flandre de faciliter la liaison entre Anvers et l’aéroport de Zaventem pour mieux relier ces deux zones économiques. À l’époque, Ben Weyts (NVA), alors ministre flamand de la Mobilité, avait annoncé un investissement de 2 milliards d’euros pour mener de grands travaux de modification.
Le développement du réseau de recharge est un vrai défi pour le passage à la voiture électrique. Si des efforts sont déployés tous azimuts pour multiplier les bornes de recharge, le niveau actuel de progression serait nettement insuffisant. De quoi mettre en péril cette transition ?
Ces derniers temps, l’explosion du prix de l’énergie remet tout en cause. Alors que les prix des carburants tutoient des sommets, ceux de l’électricité ont augmenté de… 35% sur les 6 derniers mois. Un record qui hypothèque les économies à l’usage revendiquées par la voiture électrique.