CES 2026 – Voilà le cockpit qui « comprend » son conducteur

L’intelligence artificielle n’est plus une grande nouveauté pour les habitacles des voitures. Mais jusqu’ici, elle n’exécutait que des tâches simples. Mais tout va changer, notamment avec ce nouveau poste de conduite conçu par Bosch, un des gros fournisseurs d’équipements des constructeurs occidentaux.

Publié le 9 janvier 2026
Temps de lecture : 5 min

Partagez

CES 2026 – Voilà le cockpit qui « comprend » son conducteur

S’il y a un message à retenir du Consumer Electronics Show 2026 (CES) de Las Vegas, c’est bien celui-ci : le logiciel s’impose comme le nouveau champ de bataille de l’industrie automobile. L’équipementier allemand Bosch, pourtant en grande difficulté et marqué par plusieurs vagues de licenciements, a profité du salon technologique pour démontrer qu’il restait dans le coup à l’ère de l’intelligence artificielle. En présentant une série d’innovations, ce fournisseur très prisé des marques automobiles occidentales veut prouver que les voitures peuvent devenir véritablement intelligentes et sont capables d’être toujours mieux personnalisées, même après avoir quitté le showroom.

La Chine déjà dans le train

Bien évidemment, l’IA intégrée aux interfaces, on connaît déjà. Mais jusqu’ici, l’intelligence artificielle n’allait pas plus loin qu’un assistant vocal, que l’animation d’un quiz ou d’un bon guide touristique. Le système présenté par Bosch change de dimension : l’assistant embarqué ne se contente plus d’écouter, mais il est aussi capable de comprendre, donc de réfléchir véritablement. Le système peut ainsi apprendre les habitudes de conduite et les préférences du conducteur. Exit donc les simples commandes vocales et place à un dispositif capable de contextualiser, d’interpréter de manière autonome et, enfin, d’exécuter plusieurs actions simultanément. Exemple : signaler qu’on a froid entraîne non seulement l’ajustement du chauffage, mais aussi l’activation des sièges chauffants et la régulation du flux d’air. Jusqu’ici, ces ne pouvaient être réalisées que séparément. Dès lors, une fois que la voiture connaît son « maître », elle peut anticiper ses désirs.

Volkswagen-spraakassistent-gocar

Pour Bosch, l’évolution vers une voiture qui réfléchit et interagit comme une personne constitue une réponse aux critiques formulées à l’encontre de l’industrie automobile allemande et qui pointe son retard en matière de logiciel face aux États-Unis ou à la Chine. Cela dit, il faut quand même rappeler que chez des marques comme BYD, Geely ou Changan, les cockpits pilotés par IA contextuelle ne relèvent pourtant pas de la science-fiction. Dans l’empire du Milieu, ce type de fonctionnalités – assistants vocaux proactifs, apprentissage comportemental, IA multimodale – est passé beaucoup plus rapidement du stade de prototype à celui de la production et souvent à des coûts très bas. Ce que montre Bosch au CES, c’est que l’Europe est enfin prête. Et là où Bosch fait la différence, c’est dans son habilité à établir facilement un lien entre le matériel et le logiciel.

Publicité – continuez à lire ci-dessous

Avec des acteurs technologiques

Cette présentation dépasse toutefois la simple fierté nationale. Bosch prévoit que d’ici le début de la prochaine décennie, ce type d’équipement devrait peser pour 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les systèmes d’infodivertissement joueront évidemment un rôle clé. Il n’est donc pas étonnant que des acteurs technologiques comme Nvidia et Microsoft fassent partie de l’aventure, car ils apportent la puissance de calcul (jusqu’à 200 billions d’opérations par seconde) ainsi que les applications pratiques. Grâce à Microsoft 365, la voiture pourra devenir un « bureau sur roues », permettant aux conducteurs de participer à des réunions Teams sur simple commande vocale. Bien entendu, tout cela ira de pair avec l’essor de la conduite autonome. Car, comme le souligne Bosch, la sécurité reste prioritaire.

Bosch-Microsoft-gocar

Lors du CES 2026, Bosch a également présenté un logiciel destiné à réduire le mal des transports. En pilotant de manière centralisée le freinage, la direction, la propulsion et le châssis, le véhicule peut mieux contrôler ses mouvements de caisse et limiter les secousses, notamment en virages ou lors des saccades provoquées par les embouteillages. Cette approche améliore non seulement le confort des occupants, mais elle constitue aussi une étape importante vers la conduite entièrement autonome. Grâce à une meilleure évaluation de la situation routière et à une coopération plus fine entre les différents composants (qui parlent souvent des langages différents dans le « cerveau » d’une voiture), les effets secondaires désagréables peuvent être évités.

Jusqu’à 200 m

Et à propos de conduite autonome justement, Bosch met aussi en avant une nouvelle génération de capteurs. Un nouveau type de radar est capable de détecter des objets comme des palettes ou des pneus de voiture à plus de 200 m de distance, une distance record pour ce type d’objets, et ce même dans des situations de trafic complexes. Bosch est clair : l’équipementier n’est plus un suiveur et il regagne à part entière son statut d’acteur de l’innovation. D’ici peu, il est par ailleurs évident que l’intelligence artificielle ne sera pas une simple surcouche dans nos voitures, mais son véritable cœur. 

À la recherche d'une voiture ? Cherchez, trouvez et achetez le meilleur modèle sur Gocar.be

Par Piet Andries Rédacteur automobile

Partagez

Contenus sponsorisés

Gocar marketplace
Vous cherchez un véhicule neuf ou d'occasion ?
Hybride, électrique ou thermique ? Neuve ou d'occasion ? Spécialiste dans la recherche de véhicules neufs, d’occasions et sur toute l’actualité automobile.

Sur le même sujet

Gocar newsletters
Gocar est la référence. Que ce soit sur les dernières actualités auto ou les sujets brûlants de mobilité !
Abonnez-vous à notre newsletter Gocar pour rester au top de l’information et connaître tous les bons plans !
Votre inscription a bien été enregistrée.