Entre 2012 et 2017, la part de marché des SUV en Belgique a carrément doublé, passant de 15 à 30%. Aujourd’hui, un véhicule sur trois immatriculé chez nous est donc un SUV. Et cette évolution n’est pas propre à la Belgique puisque le succès des SUV concerne aussi le reste de l’Europe et certaines régions du monde.

De vraies qualités

Si les clients craquent pour eux, ce n’est pas vraiment pour leurs capacités hors-piste mais plutôt pour leur look, leur côté pratique et leur confort. Parfaitement intégré dans la gamme des constructeurs automobiles, ils offrent les mêmes équipements et les même motorisations que les berlines traditionnelles.

S’ils sont plus lourds, ils pêchent également par leur hauteur qui les rend moins aérodynamiques, ce qui les fait consommer davantage et émettre plus de CO2. Voilà un point qui ne devrait pas jouer en leur faveur alors que les constructeurs automobiles sont soumis à des objectifs à atteindre. Avec le succès des SUV et la désaffection pour le diesel, ceux-ci deviennent de plus en plus inaccessibles.

Plus polluants

La Febiac a d’ailleurs calculé que si la part de marché des SUV était resté à son niveau de 2012, soit 15%, les émissions de CO2 moyennes seraient inférieures de 2 grammes à ce qu’elles sont aujourd’hui.

Alors, est-ce que ces éléments conduiront à la fin de la mode des SUV ? Impossible de le dire sans boule de cristal, mais nous ne le croyons pas trop. Les SUV continueront sans doute à attirer les clients, d’autant que le vieillissement de la population conduira de plus en plus de clients à se diriger vers ce type de véhicule.