Les autorités belges sont entrées dans une phase de répression particulièrement agressive vis-à-vis des automobilistes. Dans toutes les régions du pays, de nouveaux moyens de contrôle sont déployés à grande échelle tandis que le gouvernement Arizona va aussi utiliser le plein potentiel du réseau de caméras ANPR, qu’il modifie la législation pour introduire la notion d’homicide routier ou encore qu’il envisage d’ici 2029 l’introduction d’une forme de permis à points.
Et ce n’est pas fini : techniquement, les radars fixes, mobiles et tronçons pourraient être rejoints par de nouveaux dispositifs de traque de la vitesse. En effet, selon RTL, les policiers de la zone boraine (Colfontaine) expérimentent un nouvel outil : le laser speed gun, communément aussi appelé « jumelles ». Ce dispositif est déjà utilisé dans d’autres pays européens et il permet de mesurer la vitesse des véhicules de manière très précise, qu’ils s’éloignent ou s’approchent du radar.
Il arrive ou pas ?
Les discussions autour de l’arrivée de speed gun ne datent pas d’hier. On en parle depuis 2021, mais jusqu’ici, il n’a pas été adopté pour des raisons notamment d’équité et de risques pour les données personnelles.
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Cela dit, jusqu’ici, le speed gun borain n’est utilisé qu’à des fins préventives, car il n’existe pas de cadre légal pour son utilisation. Il s’agit pour les forces de l’ordre d’œuvrer à proximité des écoles, spécialement en cette période de rentrée scolaire. Et manifestement, les policiers qui utilisent ce dispositif l’apprécient. Car il constitue un outil de plus pour confondre le contrevenant. Et ça peut aller jusqu’à l’amende. En effet, en cas de vitesse manifestement inadaptée, les agents peuvent verbaliser sur base de leur appréciation, notamment lorsque la situation met clairement en danger les usagers vulnérables.
Au-delà de la vitesse, l’appareil permet également de détecter d’autres infractions, comme l’usage du téléphone au volant. Une photographie est systématiquement prise, ce qui permet d’identifier le véhicule et le conducteur si nécessaire. Le speed gun n’est donc pas utilisé dans une logique de répression automatique (du moins pour l’instant), mais il aide à la contextualisation des comportements non souhaités au volant.
Un traitement rapide des informations
L’un des atouts majeurs du speed gun réside dans la rapidité de traitement des données. Une fois les opérations de terrain terminées, les images capturées sont immédiatement consultables au commissariat. Les plaques d’immatriculation, vitesses enregistrées, distances de prise de vue : tout est archivé avec précision.
Mais la vraie question, c’est de savoir si cet outil pourrait prochainement obtenir une homologation complète en Belgique ? La question reste entière, car son utilisation va évidemment dans le sens de la politique actuelle qui entend automatiser un maximum les procès-verbaux. Mais dans les faits, on doute de l’homologation rapide de ce dispositif. Pourquoi ? D’une part parce qu’il est cher et, d’autre part, parce que les ressources semblent déjà allouées au déploiement de nouveaux radars fixes en Wallonie et au fameux réseau de caméras ANPR 2.0. Il faudra donc voir si le ministre de l’Intérieur fédéral voit les choses autrement et s’il dispose d’un budget suffisant. Et ça, c’est sûrement une autre histoire...
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