Les années 90 furent formidables pour les amateurs de voitures sportives ! En effet, durant cette décennie, les constructeurs nous ont servi des coupés et des roadsters à gogo, y compris dans les gammes les plus accessibles. On peut citer, entre autres, les Alfa Romeo GTV et Spider, la MGF, la BMW Z3, la Lotus Elise, la Mercedes SLK, la Honda S2000, la Porsche Boxster et, chez Fiat, un duo de voitures fort sympathiques : un coupé baptisé de manière très originale… « Coupé », ainsi qu’un petit cabriolet deux places, la Barchetta.
Des dessous connus
Présentée au Salon de Genève 1995, la Barchetta (pour « petite barque », en italien) n’est, sur le plan technique, pas une surprise : elle emprunte la plateforme raccourcie et renforcée (absence de toit oblige) de la Fiat Punto et est animée par un moteur maison, un 1,8 l (cubant en fait 1.747 cm³) développant 130 chevaux. Et ces origines plébéiennes seront la source des plus grosses critiques : il ne s’agit « que » d’une traction… Oui, mais…
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Sexy !
Côté style, il faut bien reconnaître le travail de l’équipe du Centro Stile Fiat : la ligne est sexy à souhait, avec des galbes tendus, un petit décroché latéral et, surtout, tous ces petits détails qui la rendent vraiment craquante, comme les poignées de porte dissimulées, les feux arrière divisés ou encore les phares profilés. Dans l’habitacle, on ne déchante pas : les petits compteurs, les commandes qui tombent bien en main et la position basse créent une ambiance franchement sympa.
Et à conduire ?
Le grand reproche, on le connaît, ce sont ses roues avant motrices. Tout amateur de propulsion qu’il est, votre serviteur avoue néanmoins préférer largement une traction bien née à une propulsion pataude… Et bien née, la Barchetta l’est assurément : vive et tranchante, c’est un vrai régal à mener ! Et le moteur, typiquement italien, donne le sourire avec ses montées en régime rageuses et sa sonorité engageante ! Certes, elle a à peine plus d’une tonne à entraîner…
Bon à savoir…
Étalée sur une dizaine d’années, la carrière de la Barchetta n’a pas connu de grosse évolution, si ce n’est un léger remodelage en toute fin de production, en 2004. Plusieurs séries spéciales furent proposées, ajoutant tantôt du cuir, tantôt une teinte spécifique. Rien de révolutionnaire, mais assez pour faire monter l’intérêt des amateurs.
Et techniquement, c’est solide ?
Oui, la Barchetta est plutôt fiable. Attention à la provenance des exemplaires : en Allemagne, les routes copieusement salées en hiver peuvent finir par ronger la carrosserie ! Une capote qui fuit peut également entraîner des problèmes de moisissure, voire de corrosion. Le moteur, lui, est solide, mais s’il fait un bruit de diesel, c’est sans doute le variateur de phase qui est fatigué. Ce n’est pas forcément dramatique, mais cela doit être traité, idéalement en même temps que la distribution et la pompe à eau.
Pour le reste, n’oublions pas que les premiers exemplaires sont des oldtimers (plus de 30 ans) et qu’ils peuvent donc souffrir de quelques gremlins. On vérifiera donc le bon fonctionnement de tous les équipements ainsi que l’état de la capote. Si, mécaniquement, toutes les pièces se trouvent, il en va différemment pour certaines pièces d’accastillage plus spécifiques.
Combien ?
Les prix ont fort grimpé ces dernières années, mais ce constat est également valable pour toutes ses concurrentes ! S’il y a quelques années, on trouvait des modèles fort présentables à moins de 5.000 euros, aujourd’hui, à ce prix, il ne faut pas espérer grand-chose d’autre qu’un exemplaire défraîchi ! Les beaux exemplaires réclament souvent plus du double, voire davantage dans le cas de séries spéciales.
On craque ?
Oui, complètement, même si les prix se sont déjà envolés ! Un moteur pétillant, un châssis agile qui fait oublier les roues avant motrices et une présentation flatteuse, le tout servi les cheveux au vent : la recette a tout pour convaincre ! Alors oui, certes, les prix se sont déjà envolés, mais c’est le cas pour tous les modèles de cette catégorie…
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