Peu à peu, Leapmotor se fait connaître du public belge. Cette marque, vous la connaissez peut-être via le C10, un SUV électrique de plus en plus populaire chez nous. Relevons également la petite T03, qui est désormais la quatrième voiture électrique la plus vendue en Europe ! Détenue en partie (environ 20%) par Stellantis, la marque connaît une croissance spectaculaire sur le Vieux Continent grâce à ses tarifs accessibles, son approche « sans chichis » et le réseau de concessionnaires de Stellantis.
Des ventes doublées
La collaboration étant fructueuse, un rapprochement plus poussé est à l’étude. Le prochain Opel Mokka pourrait ainsi reposer sur une base Leapmotor. Mais l’échange pourrait aussi se faire dans l’autre sens !
L’an dernier, Leapmotor a écoulé plus de 596.000 véhicules en Chine, soit deux fois plus que l’année précédente. Un résultat impressionnant à première vue, mais le tableau devient plus nuancé si on se penche sur les chiffres : la marque n’a gagné que 115 euros par voiture vendue ! Ceci étant dit, Leapmotor reste rentable, avec 67 millions d’euros de bénéfice l’an dernier, ce qui est remarquable pour une start-up chinoise. Toutefois, son modèle économique reste fragile : à titre de comparaison, Apple gagnerait, selon les estimations, plus de 130 euros sur un iPhone d’entrée de gamme ! Autrement dit : Leapmotor dégage moins de bénéfice par voiture qu’Apple par téléphone... Si la marque affiche des comptes dans le vert, c’est donc surtout grâce au commerce des crédits CO2, en vendant ses droits d’émission à d’autres constructeurs. Une activité très lucrative, qui avait d’ailleurs aussi permis à Tesla d’engranger ses premiers bénéfices !
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Contrairement à Tesla, Leapmotor semble toutefois chercher une solution plus structurelle pour améliorer sa rentabilité, comme le lancement d’une deuxième marque destinée à séduire les clients premium. La méthode est bien connue, à l’image de Volkswagen avec Audi, de Toyota avec Lexus, ou encore de BYD avec Denza et Yangwang ! En effet, une marque plus chère permet logiquement de dégager des marges plus confortables. Reste qu’en tant que constructeur abordable, Leapmotor connaît encore mal les codes du luxe… Or, cette clientèle attend une approche très différente ! C’est ici que l’expertise de Stellantis pourrait faire la différence. Avec ses marques italiennes Alfa Romeo et surtout Maserati, le groupe a l’habitude de s’adresser à ce type de clientèle, en quête d’une expérience en concession et d’un service après-vente d’un tout autre niveau que les clients d’une marque low-cost.
Environ 40 000 euros
Stellantis dispose en outre de technologies qui pourraient être mises à disposition, ce qui permettrait aussi aux marques européennes de profiter des économies d’échelle ! Une Leapmotor dérivée d’une Maserati, conçue pour être une rivale de la Yangwang U9, serait sans doute un peu trop ambitieuse... En revanche, une sorte de pendant chinois du Grecale Folgore ou de l’Alfa Junior Elettrica pourrait constituer une piste plus crédible. Selon le site chinois LatePost Auto, Leapmotor viserait le lancement de cette deuxième marque en 2027, avec, dans un premier temps, des modèles proposés à plus de 300.000 yuans chinois, soit environ 40.000 euros.
Reste à voir si Leapmotor aura la patience nécessaire. À l’époque, Audi avait mis dix ans pour se hisser au niveau de Mercedes et BMW ! Certes, les années 80 sont loin derrière nous... Dans le monde impitoyable de l’industrie automobile moderne, le temps nécessaire pour mûrir est peut-être le luxe ultime...
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