Le nouveau moteur Peugeot Turbo 100 fera progressivement son apparition dans la gamme à partir de 2026, en commençant par les Peugeot 208 puis les 2008, où il remplacera l’ancien 1.2 PureTech à courroie humide.
Introduit en 2012, le moteur 1.2 PureTech a longtemps été l’un des piliers des citadines et SUV compacts du groupe Stellantis. Compact, sobre et performant, ce trois-cylindres turbocompressé s’est décliné en plusieurs niveaux de puissance allant de 82 à 130 ch.
Mais la mécanique a aussi traîné une réputation difficile, en particulier à cause de sa courroie de distribution baignant dans l'huile, susceptible de se détériorer prématurément et d’entraîner des problèmes mécaniques sérieux.
Ces soucis de fiabilité ont pesé sur l’image du moteur et obligé Stellantis à multiplier rappels et extensions de garantie. Dans ce contexte, le constructeur a choisi de tourner la page en abandonnant progressivement le nom PureTech au profit d’une nouvelle appellation : Turbo 100.
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Base connue… mais profondément revue
Sous son nouveau nom, le Turbo 100 reste un moteur trois cylindres essence de 1 199 cm³. Mais Peugeot insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple rebranding. Selon le constructeur, environ 70 % des composants ont été entièrement redessinés.
Parmi les évolutions techniques majeures, on peut citer une nouvelle architecture interne du bloc, un turbocompresseur redessiné, un système d’injection directe revu, des nouveaux pistons et un circuit de lubrification optimisé.
Le moteur adopte également un turbo à géométrie variable et un fonctionnement en cycle Miller, destiné à améliorer le rendement énergétique et à réduire la consommation. Sur le plan des performances, ce bloc délivre 101 ch à 5 500 tr/min et un couple maximal de 205 Nm dès 1 750 tr/min, des valeurs comparables à celles de l’ancien PureTech 100 mais obtenues avec une technologie plus moderne, dans le respect des nouvelles normes antipollution.
La maîtrise de la consommation et des émissions du moteur Turbo 100 est assurée par un nouveau système d’injection directe haute pression (350 bar), l’introduction d’un système de calage des soupapes réduisant les frottements internes, ainsi que de nouvelles têtes de pistons et un fonctionnement selon le cycle Miller avec un taux de compression élevé, améliorant l’efficacité thermique de la combustion.
Chaîne de distribution plus solide
Le changement le plus significatif concerne la distribution. Exit la courroie immergée dans l'huile : le Turbo 100 adopte désormais une chaîne de distribution classique, solution jugée plus robuste et durable.
Plus solide que dans la dernière version du Puretech qui avait déjà adopté cette solution technique, Ce choix technique vise à éliminer les problèmes qui ont affecté les anciennes générations et à rassurer ses clients. Pour accompagner cette évolution, Stellantis annonce même une garantie pouvant atteindre 8 ans ou 160 000 km sur cette nouvelle mécanique.
Au cours de son développement, le moteur Turbo 100 a été soumis à des tests d’endurance particulièrement exigeants dans des conditions extrêmes, avec plus de 30 000 heures sur bancs d’essai reproduisant toutes les situations de conduite. Les véhicules prototypes équipés du Turbo 100 ont totalisé plus de 3 millions de kilomètres, plusieurs d’entre eux dépassant les 200 000 kilomètres.
Dans la gamme Peugeot, le Turbo 100 occupera la position de moteur essence d’accès, notamment face aux nouvelles versions micro-hybrides de 110 ou 136 ch équipées d’un système 48 volts. Cette mécanique sera disponible sur la 208 à partir de mars 2026, puis sur la 2008 à partir de mai 2026.
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