Pour les familles belges, choisir une voiture n’a rien de simple aujourd’hui. Le ping-pong des règles d’émissions, les doutes sur l’autonomie électrique et les casse-tête budgétaires rendent la recherche de la voiture idéale plus complexe que jamais. Mais en toile de fond, un changement de mentalité est en cours, comme le révèle une étude de mobilité de BNP Paribas. Le passage à l’électrique n’est plus un futur lointain pour les ménages belges, sans pour autant être une évidence. Et ce dernier point ressort aussi d’autres enquêtes.
Un bond marqué
Selon BNP Paribas Fortis, plus d’un ménage belge sur cinq roule déjà avec une voiture électrifiée (21 %), en incluant les hybrides rechargeables. Cette part augmente année après année, mais c’est surtout l’intention de passer au 100 % électrique qui progresse fortement. Près de 18 % des personnes interrogées déclarent vouloir rouler en électrique d’ici fin 2027, une hausse significative par rapport à 2024, où cette proportion n’atteignait encore que 11 %. L’élément clé, c’est que cette tendance traduit un changement structurel, et non une mode passagère. La confiance dans la technologie des batteries s’installe.
À l’inverse, les non-utilisateurs de voitures électriques (plus de 80 %) restent très critiques. Cela contraste, selon l’étude, avec l’avis de ceux qui roulent déjà à l’électrique. Exemple parlant : globalement, seule la moitié des répondants estime que l’infrastructure de recharge est suffisante en Belgique (alors que notre pays fait figure de bon élève), mais ce taux de satisfaction grimpe à 95 % chez les conducteurs de voitures à batterie. L’expérience atténue donc les réticences, ce qui montre que le salon de l’auto en cours a un rôle important à jouer pour informer clairement les visiteurs.
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L’argument écologique perd du poids
La méfiance rejoint les constats d’AG Insurance dans sa récente enquête sur la mobilité. Là aussi, la voiture électrique est clairement en progression, mais le Belge reste prudent. Plus de la moitié des personnes interrogées ne se sentent pas encore suffisamment à l’aise avec la technologie électrique. Les conducteurs plus âgés et les femmes expriment particulièrement leurs doutes. Fait marquant : la conviction écologique pèse moins lourd qu’auparavant. Alors que la durabilité était un moteur essentiel il y a quelques années, c’est désormais l’aspect financier qui prime. Rouler plus vert, oui, mais surtout si cela revient moins cher.
Et c’est évidemment là que le bât blesse. Tant BNP Paribas Fortis qu’AG Insurance pointent le prix comme principal frein. Les voitures électriques ont certes baissé de prix, mais restent hors de portée pour de nombreux ménages. Une autre étude menée par une grande banque, Crelan, confirme ce constat : près de la moitié des Belges considèrent le prix comme l’obstacle décisif. Le budget moyen que les familles souhaitent consacrer à une voiture (20.000 euros) est bien inférieur au prix de la plupart des modèles électriques. Sans oublier les coûts supplémentaires, comme l’installation d’une borne de recharge à domicile, qui élèvent encore le seuil d’accès.
Plutôt pas d’autopartage
L’État doit-il alors intervenir à nouveau pour aider les particuliers ? Les avis sont très partagés. Il y a autant de Belges favorables à davantage de soutien que de personnes opposées à toute forme d’aide publique. Ceux qui en attendent préfèrent des investissements dans les infrastructures de recharge publiques plutôt que des primes directes à l’achat. L’étude de BNP est aussi encourageante pour le marché de l’occasion, qui reste pourtant un terrain difficile pour l’électrique, alors que ces modèles peuvent être très attractifs en raison de leur dépréciation souvent disproportionnée. La moitié des personnes interrogées envisage, à plus long terme, l’achat d’une voiture électrique d’occasion. Un quart d’entre elles passerait par des plateformes spécialisées comme gocar.be.
La voiture électrique gagne donc du terrain dans l’esprit des particuliers et, avec l’arrivée en 2026 d’une vague de modèles plus abordables, la tendance ne peut que s’amplifier. L’intérêt pour l’autopartage, également étudié par BNP, est en revanche nettement plus faible. Près de neuf Belges sur dix ne se disent pas intéressés par l’utilisation de voitures partagées comme Poppy ou Cambio. Une preuve de plus que le Belge reste très attaché à sa voiture personnelle, même si celle-ci est de plus en plus souvent équipée d’une prise.
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