La fin des moteurs thermiques à Bruxelles ? Une aberration !

Le gouvernement bruxellois a officiellement annoncé le 25 octobre que dans un avenir proche (2030 pour le diesel, 2035 pour l’essence), les voitures à moteur thermique n’auront plus leur place dans notre capitale. La Febiac dénonce l’absence de plan d’action derrière cette annonce spectaculaire.

La fin des moteurs thermiques à Bruxelles ? Une aberration !

La Febiac (Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle) vient de réagir par communiqué à l’annonce faite par le gouvernement bruxellois dans laquelle les véhicules diesel et essence seront respectivement bannis de la capitale en 2030 et 2035. La Febiac rappelle partager l’objectif de la transition vers une mobilité à très faible et à zéro émission. Pourtant, elle se dit très préoccupée. Selon elle, « la nouvelle annonce-phare du gouvernement bruxellois est impossible à mettre en œuvre sans être accompagnée d’un plan d’action fort et clair. Et, en ce qui concerne ce plan, les autorités bruxelloises sont imprécises ».

La Fédération déclare en outre que la région bruxelloise accuse un retard considérable « par exemple en ce qui concerne le déploiement de l’infrastructure de recharge, pourtant essentielle. Il n’existe aujourd’hui aucun plan, aucune mesure, aucun budget pour résorber ce retard. Tout comme il n’y a aucune clarté quant à la manière avec laquelle les citoyens et les entreprises verront leurs efforts en matière d’électromobilité traités (ou récompensés) sur le plan fiscal ».

La Febiac regrette également que la région attribue le déploiement, la responsabilité et surtout le coût de ce passage au « tout électrique » aux entreprises et aux ménages, en éludant « une série de responsabilités évidentes dans le déploiement de l’infrastructure de recharge, dans la conception de la mobilité durable et dans l’accompagnement des citoyens et des entreprises dans ce processus de transition vers une mobilité plus propre ».

Enfin, la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle regrette que les progrès des moteurs à combustion utilisant des carburants nouveaux, synthétiques ou renouvelables ne soient pas pris en compte dans l’objectif de diminution de CO2. Selon la Febiac, une stratégie claire et précise doit être mise sur pied avant de faire une telle annonce. Ce que le gouvernement bruxellois n’a pas fait, dans ce qui semble être une promesse facile…