Le changement de nom, déjà, n’est pas anodin. En adoptant la nomenclature “N°”, DS cherche à monter en gamme et à renforcer son identité, à l’image des grandes maisons de luxe. Le N°7 devient ainsi un produit chargé d’incarner à lui seul le renouveau de la marque, depuis la très pataude berline N°8. Le défi est de taille : son prédécesseur représentait à lui seul une part majeure des ventes.
Visuellement, le DS N°7 prend une tout autre stature. Plus long de 7 cm et plus affirmé, il affiche une silhouette modernisée sans renier une certaine élégance à la française. La face avant verticale, très travaillée, s’accompagne d’une signature lumineuse sophistiquée, tandis que le profil soigne son aérodynamisme avec des lignes plus fluides et des éléments optimisés comme les poignées affleurantes ou les jantes au dessin fermé. Le résultat est plus consensuel que certaines créations récentes de la marque, mais aussi plus en phase avec les attentes d’une clientèle premium.
Nouvelle plateforme
Sous cette carrosserie, le N°7 repose sur la plateforme STLA Medium du groupe Stellantis. Une base moderne et polyvalente qui permet de proposer une gamme complète de motorisations électrifiées. C’est surtout la déclinaison 100 % électrique qui concentre toutes les attentions. Elle incarne à elle seule l’ambition de DS de devenir une marque entièrement électrifiée dans les années à venir.
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Sur ce terrain, le DS N°7 frappe fort. Trois niveaux de puissance sont annoncés, allant de 230, 245 à 350 ch, avec des configurations traction pour les deux premières et une transmission intégrale pour la troisième. Mais le véritable argument, celui qui change la donne, reste l’autonomie. Avec jusqu’à 740 km annoncés en cycle WLTP pour la version la plus efficiente, le SUV français se positionne parmi les références du segment. Même les versions les plus puissantes restent au-dessus des 600 km, tandis que l’entrée de gamme dépasse déjà les 500 km, ce qui garantit une polyvalence réelle au quotidien.
Dans les conditions réelles, notamment sur autoroute, DS évoque des valeurs autour de 480 km, ce qui reste très compétitif face aux références allemandes. La recharge en courant continu n’est pas en reste, avec une puissance maximale de 160 kW et une courbe optimisée pour maintenir des performances élevées sur une large plage d’utilisation. L’exercice du passage de 20 à 80% de charge est réalisé en 27 minutes. Il faut également noter que le DS N°7 sera également proposé avec une mécanique 1.2 mild hybrid de 145 ch.
Design intérieur audacieux
À bord, le DS N°7 continue de cultiver sa différence. Là où certains concurrents misent sur la sobriété, la marque française revendique une approche plus expressive et singulière. L’habitacle mêle grand écran central, instrumentation numérique et éléments de design audacieux comme le volant en X. Mais c’est surtout la qualité perçue qui reste au cœur de l’expérience : cuirs travaillés, finitions inspirées de l’horlogerie, souci du détail omniprésent.
Fort à faire
Ce positionnement “haute couture” constitue l’ADN de DS. Il vise à séduire une clientèle en quête de distinction, face à des modèles comme les Audi Q5, BMW iX1 ou Mercedes GLC. Mais dans un marché de plus en plus concurrentiel, notamment avec l’arrivée massive des marques chinoises, la différenciation ne suffit plus : il faut aussi être irréprochable sur le plan technique.
Et c’est bien là tout l’enjeu du DS N°7. Plus qu’un nouveau modèle, il représente un ultime test pour la crédibilité de DS sur le segment premium. La marque a longtemps été critiquée pour un manque de cohérence ou une montée en gamme incomplète, et ses ventes en ont pâti au point qu’elle pourrait potentiellement être en danger car peu rentable au sein de la galaxie Stellantis.
Reste désormais à convaincre. Car dans l’univers du premium, l’image se construit sur la durée, et la fidélité des clients ne s’achète pas uniquement avec une fiche technique séduisante. Le DS N°7 semble avoir tous les arguments pour rivaliser. Mais il devra prouver, sur la route comme dans le temps, qu’il peut s’imposer face à des rivaux solidement installés. Les commande devraient être ouvertes à partir du mois de mai, alors que les premières livraisons devraient débuter au mois d’octobre prochain.
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