L’industrie automobile accélère vers le tout électrique, y compris dans l’univers des sportives. Pourtant, chez Mazda, le discours reste différent. La future génération de MX-5 – connue en interne sous le code NE – ne devrait pas basculer vers une propulsion 100% électrique comme certains s’y attendaient. Le constructeur japonais a avoué explorer d’autres voies pour conjuguer le plaisir de conduite et les contraintes réglementaires.
Interrogés par le média Auto Rai et relayés par Carscoops, Jo Stenuit, directeur du design de Mazda Europe, et Christian Schultze, en charge de la recherche technologique et de la conformité réglementaire, ont esquissé les grandes lignes du futur modèle dont un prototype existe déjà. Cela dit, sa configuration technique ne serait pas encore arrêtée. Les responsables de la marque confirment que les racines historiques du modèle – légèreté, accessibilité et équilibre dynamique – ne sont pas négociables. Or, ces paramètres dépendent directement du groupe motopropulseur. C’est bien là que se joue l’avenir du roadster.
New Mazda MX-5 NE Is Not Going Electric, But It’s Not Staying Pure Either #car #auto #cars https://t.co/CwgVn5aoRx pic.twitter.com/WBnVJQRTK0
— Carscoops (@Carscoop) February 23, 2026
Pas de rupture
Il y a un an, des brevets déposés laissaient augurer l’arrivée d’une MX-5 100% électrique. Mazda n’avait pas démenti. Mais aujourd’hui, le tableau que dressent les deux responsables est bien différent. Mazda ne ferme pas la porte à une assistance électrique, mais à une assistance seulement. Ainsi, il est acquis que la prochaine MX-5 intégrera une forme d’hybridation. Mais on ne dit pas (encore) laquelle.
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Par ailleurs, l’idée d’évoluer vers une solution hybride rechargeable ou à prolongateur d’autonomie – avec un moteur rotatif pour boucler la boucle ? –, circule en interne. Une telle configuration permettrait par exemple d’évoluer ponctuellement en mode silencieux, sans renoncer au moteur thermique comme source principale d’émotion mécanique – quoiqu’on s’interroge quant au charme d’un prolongateur d’autonomie. Mais surtout, la formule permettrait de conserver une certaine légèreté, donc l’agilité du modèle.
Il est par contre évident qu’une MX-5 alourdie par une grosse batterie perdrait ce qui fait sa singularité. Les ingénieurs le savent : l’équilibre des masses et la réactivité du train avant sont des marqueurs identitaires du modèle.
Les carburants synthétiques
Autre piste clairement assumée par les deux pontes de chez Mazda : les carburants synthétiques. Pour Mazda, ils représentent une solution pragmatique afin de prolonger la vie du moteur à combustion sans transformer radicalement le concept du véhicule.
L’intérêt est double. D’une part, ils permettraient de limiter l’empreinte carbone sur le cycle d’usage et, d’autre part, ils éviteraient de revoir en profondeur l’architecture du roadster... et de conserver un bloc thermique compact et léger. Mazda insiste : il s’agit donc d’évoluer avec méthode et non de céder à un bouleversement technologique qui dénaturerait le modèle. Pas question donc de céder à l’électrique tout de suite. Car pour préserver les sensations, il faudrait revoir l’architecture, employer de nouveaux matériaux et repenser l’implantation des composants.
En attendant que Mazda prenne une décision finale, l’actuelle génération ND poursuivra sa carrière. Lancée en 2014, elle pourrait rester au catalogue jusqu’à la fin de la décennie.
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