Les chiffres sont incontestables : selon une étude iVOX menée pour Cardoen, 76,9% des Belges estiment qu’acquérir une voiture neuve est aujourd’hui plus compliqué qu’il y a cinq ans. Plus révélateur encore : pour 50,7% des personnes interrogées, rouler en voiture neuve n’est réellement envisageable que via un véhicule de société. Le marché particulier se contracte. Dans ce contexte, 40,1% des répondants annoncent déjà que leur prochaine voiture sera d’occasion.
Il est vrai qu’au cours des quatre dernières années, les prix ont littéralement explosé. Nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises. Sur cette période, certaines petites voitures ont vu leur prix grimper d’environ 25% alors que, dans le même temps, l’offre d’entrée de gamme s’est raréfiée. Et, naturellement, l’électrification renchérit les tickets d’entrée. Résultat : une partie croissante des ménages se retrouve exclue du neuf. Cette tendance n’est pas observée que par Cardoen. Il y a quelques semaines, le baromètre ING des investisseurs annonçait que les voitures neuves ne rentreraient bientôt plus dans le budget des ménages belges. De fait...
L’occasion s’impose
Cette tendance est aujourd’hui mesurable. En 2025, le marché belge des voitures neuves a totalisé 414.771 immatriculations, en recul de 7,47% sur un an. Un niveau historiquement bas si on le compare aux 550.000 unités enregistrées en 2019. Entre 2005 et 2019, le marché n’était d’ailleurs jamais descendu sous les 476.000 immatriculations.
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Ce qui est symptomatique, c’est que le contraste avec la seconde main est frappant. L’an dernier, 734.165 voitures d’occasion ont changé de propriétaire, soit une progression de +0,9 %. Avec 63,9% des immatriculations totales, l’occasion constitue désormais près de deux transactions sur trois en Belgique – un record depuis au moins vingt-cinq ans.
Ce choix de la seconde main provient évidemment que du contexte de hausse des prix et des incertitudes réglementaires (LEZ, fiscalité, taxation, etc.), mais aussi du fait que le marché de l’occasion a gagné en maturité, notamment par la croissance des programmes d’occasion certifiés des réseaux, mais aussi des véhicules reconditionnés.
Réorganisation
Face à cette évolution, plusieurs acteurs adaptent leur modèle. Les constructeurs développent leurs labels d’occasions certifiées, comme Volkswagen (MyWay), BMW, Volvo et consorts. Mais certaines enseignent vont encore plus loin en investissant massivement dans le reconditionnement qui atteint même parfois une dimension industrielle.
C’est le cas de Cardoen par exemple. Là où, il y a cinq ans, huit voitures vendues sur dix étaient neuves, l’enseigne vise désormais l’inverse : à terme, 80% des volumes devraient être des véhicules reconditionnés. Ce choix n’est pas qu’un repositionnement commercial, il implique une transformation profonde de l’entreprise.
Les modèles reconditionnés ne sont pas de simples occasions. Ils font l’objet d’un contrôle approfondi, d’une remise en état mécanique et esthétique si nécessaire, puis d’une préparation complète avant livraison. Cardoen introduit également un délai de rétractation de 14 jours avec remboursement intégral en cas d’insatisfaction.
Cardoen n’est pas seul sur ce créneau. En Wallonie, Soco pousse la logique encore plus loin. L’entreprise familiale a vendu 7.300 voitures d’occasion à des particuliers en 2025, auxquelles s’ajoutent plus de 3.000 unités écoulées auprès d’autres garagistes. Ce sont des volumes très importants, parfois équivalents à des modèles neufs « best-seller ». Soco va par ailleurs très loin dans ses travaux de reconditionnements, comme l’indiquait récemment L’Écho : des interventions mécaniques lourdes sont assumées en interne, y compris des remplacements complets de moteur si nécessaire.
Manifestement, les perspectives du reconditionné sont excellentes. Soco construit d’ailleurs une usine capable de traiter jusqu’à 12.000 voitures par an avec une seule équipe. Si elles sont deux, le volume pourrait avoisiner les 20.000 voitures annuelle. Colossal !
La mode du reconditionné ne touche donc plus que les produits électroniques, smartphones en tête. Au contraire : ces habitudes s’installent dans l’automobile. Et les avantages sont nombreux : des tarifs autrement plus abordables pour les acheteurs qui peuvent aussi compter qu’un vrai niveau la fiabilité et des garanties.
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