La recette pour obtenir une voiture dangereuse est globalement toujours la même : trop de moteur pour pas assez de châssis ! Ajoutez deux roues arrière motrices, un éventuel turbo farceur et une absence totale d’aides à la conduite, et vous obtenez un cocktail absolument effrayant ! La liste en la matière est très longue, mais nous en avons retenu 10 modèles assez emblématiques !
Petite remarque complémentaire : il y a davantage de mauvaises utilisations que de mauvaises voitures ! Et c’est souvent lié à un excès de testostérone, avouons-le…
1. Porsche 930 Turbo
Ce n’est pas compliqué, les Anglo-Saxons la surnomment la « Widowmaker », soit la faiseuse de veuves ! Combinez un moteur en porte-à-faux arrière, un énorme temps de réponse du turbo et un monumental coup de pied dans les reins quand ce dernier souffle, et vous obtenez l’explication du surnom… En effet, si le gros turbo KKK se réveille brutalement en plein virage, c’est la pirouette assurée. Lever le pied ? C’est encore pire, transfert de charge oblige…
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2. Dodge Challenger R/T 426 Hemi
Dans le registre de la brutalité, on peut citer quasiment tous les muscle-cars américains des Trente Glorieuses, et plus particulièrement ceux de la deuxième moitié des sixties. Pourquoi ? La recette est très simple : des suspensions de charrette, un énorme V8 à l’avant pouvant frôler les 400 chevaux, des roues de vélo et un freinage de mobylette ! Pas besoin de vous faire un dessin… À ce petit jeu, les Dodge Challenger R/T Hemi et Plymouth Hemi ’Cuda sont particulièrement redoutables : ces deux cousines, au moteur échappé de la compétition, délivrent réellement près de 500 chevaux ! Oui, il y a plus de 55 ans !
3. AC Cobra 427
Étudiée pour un 6 cylindres d’une centaine de chevaux, la petite AC Ace s’est retrouvée avec le quadruple de la puissance une fois passée entre les mains de Carroll Shelby ! Empattement court, poids plume et V8 de 7 litres en fonte délivrant plus de 400 chevaux à l’avant : c’est l’une des machines les plus terrifiantes à conduire, surtout sous la pluie !
4. Dodge Viper RT/10
Encore une Américaine ! Descendante de la Cobra susmentionnée, la Dodge Viper n’était guère plus civilisée dans sa première mouture ! Dénuée d’aides électroniques, la Viper embarquait un colossal V10 de 8 litres sous son énorme capot avant. Sous la pluie, malgré ses deux énormes pneus arrière, c’est une luge !
5. Porsche Carrera GT
C’est l’une des dernières supercars analogiques. Tristement célèbre pour l’accident de Paul Walker, la Porsche Carrera GT n’est pas vicieuse en soi : il s’agit d’une machine de compétition descendue sur la voie publique, qui doit être abordée comme telle. Le V10 de 5,7 litres et le châssis en carbone ne supportent pas les erreurs de jugement, d’autant que la voiture est dénuée d’ESP !
6. Lamborghini Miura
La première des supercars est aussi l’une des plus difficiles et des plus brutales à piloter ! Au programme : un nez qui s’allège à haute vitesse, des commandes très physiques et un fougueux V12 à la voix ensorcelante, en position centrale arrière. Bien entendu, aucune aide électronique, un équilibre réputé délicat et un gros manque de rigidité sur les premiers exemplaires ! Les dernières SV sont nettement plus abouties…
7. Lancia Stratos
Conçue pour dominer le championnat des rallyes, la Lancia Stratos est une œuvre d’art au V6 Ferrari. Une merveille que seuls les plus habiles des pilotes sauront mener correctement : l’empattement ridicule entraîne des réactions ultra-vives ! Entre de bonnes mains, c’est redoutablement efficace. Entre de mauvaises mains, c’est épouvantablement effrayant !
8. TVR Tuscan
S’il y a bien un constructeur à qui on ne pouvait pas reprocher des produits trop aseptisés, c’est bien TVR ! Ultra-caractérielles, les TVR sont des voitures à mille lieues des machines actuelles : c’est sauvage et dénué d’assistance ! Le 6 cylindres de 400 chevaux se déchaîne donc sans retenue sur les roues arrière, ce qu’il faut contrôler avec une direction hyperdirecte ! La voiture n’est pas mal conçue, mais elle est à réserver aux personnes douées et responsables.
9. Renault Clio V6 Phase 1
La Renault Clio V6 Phase 1 est un hommage à la R5 Turbo qui… n’était déjà pas de la petite bière, et c’est peu de le dire ! Avec le V6, les performances deviennent stupéfiantes, la bande-son aussi, mais l’équilibre très joueur demande énormément de circonspection : même les pilotes aguerris furent surpris par les réactions brutales du train arrière ! Et le rayon de braquage de pétrolier ne les aidait guère dans leurs manœuvres… La Phase 2 corrigera grandement le tir.
10. Mercedes 300 SL
C’est une légende et, sans doute, l’une des plus belles voitures de tous les temps. Mais pour garder les lignes intactes, prière de ne pas lever le pied en virage : pour des raisons de coût et de confort, Mercedes utilisa un essieu arrière brisé oscillant. Comprenez que, si le conducteur lève brutalement le pied de l’accélérateur dans une courbe abordée rapidement, la roue arrière extérieure aura envie de se coucher sous la voiture ! Ajoutez les pneus à carcasse diagonale de l’époque et les 215 chevaux, ce qui était phénoménal pour l’époque, et vous obtenez un fameux cocktail. Les roadsters étaient bien plus aboutis…
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