Ce 14 juillet, Elon Musk a relancé la machine à rêves avec un tweet aussi énigmatique que spectaculaire : « la démo la plus épique jamais réalisée d’ici la fin de l’année. » Publié à la sortie du Design Studio de Tesla, le message laisse supposer une annonce imminente, et ce à quelques jours de la présentation des résultats du second trimestre, prévue le 23 juillet. Or, on sait que ceux-ci promettent d’être catastrophiques, les ventes ayant dévissé à la fin 2024 et encore plus sur toute la première partie de 2025. Si une partie de la clientèle est fatiguée des frasques du patron de la marque, les produits ne convainquent plus : ni le Cybertruck ni le Model Y malgré son restylage ni le Model 3 qui montre lui aussi des signes de fatigue.
Just left the @Tesla design studio.
— Elon Musk (@elonmusk) July 14, 2025
Most epic demo ever by end of year.
Ever.
Dans ce contexte, Musk sort son joker préféré : une communication fracassante qui promet la lune. Mais de quoi s’agit-il ? Est-ce que ça pourrait être le Roadster, attendu depuis... 2017 ? Possible, car le Roadster a été dégainé à presque chaque turbulence financière. Déjà en février 2024, Musk jurait un lancement pour la fin de l’année… Une échéance qui n’a une fois de plus pas été respectée.
Le Roadster, cette arlésienne...
Annoncé comme une supercar capable de pulvériser les performances de toutes ses concurrentes (0 à 100 km/h en moins de deux secondes, 10.000 Nm à la route, 1.000 km d’autonomie avec 200 kWh de batterie, vitesse de pointe à 400 km/h), le Roadster devait incarner le sommet du génie Tesla. Mais sept ans plus tard, personne n’a vu circuler le moindre prototype, aucun test et pas même un visuel. Difficile de croire qu’il reviendra, d’autant que ses ventes resteront confidentielles, ce qui ne fera probablement pas les affaires de la marque américaine qui a besoin de plus de volumes pour s’imposer à nouveau.
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Ce teasing incessant ne doit rien au hasard. Il permet d’occuper l’espace médiatique, de rassurer des actionnaires inquiets et de faire grimper – au moins temporairement – le cours de l’action. Reste que cette stratégie lasse tous les observateurs qui ne sont plus dupes.
La voiture à bas coût, la vraie surprise ?
Dans les cercles d’initiés, deux hypothèses dominent suite à l’annonce de Musk. Soit l’homme fort de Tesla s’apprête à ressusciter le fantasme du Roadster, soit il prépare – enfin serait-on tenté de dire – la présentation du modèle low cost tant attendu et qu’il a pourtant renié plusieurs fois. Ce dernier, appelé parfois Model 2 ou Model Q, pourrait incarner un vrai changement stratégique pour Tesla : un véhicule plus petit, plus simple, dérivé du Model 3, mais 30% moins cher et promis depuis belle lurette autour des 25.000 dollars (mais ce sera sans doute plus). Dans un marché devenu ultra-concurrentiel, ce projet semble bien plus vital que celui du Roadster. Dernière possibilité : la version définitive du Cybercab. Mais c’est sans doute l’option la moins probable, car ça nécessiterait aussi un logiciel de conduite 100% autonome qui aujourd’hui n’existe pas.
Car Tesla n’est plus seul. Le Chinois BYD a pris le lead chez les constructeurs de voitures électriques et il grignote des parts de marché avec des modèles mieux finis et moins chers. En Europe, Volkswagen, Renault ou Stellantis sont aussi revenus dans la course avec des produits tout aussi attractifs. L’image du pionnier s’est estompée.
Visionnaire ou illusionniste ?
Mais la vraie question est de savoir si Elon Musk a encore la crédibilité pour porter Tesla vers un nouveau cycle de croissance ? Certes, il a annoncé son retour à la tête de ses entreprises pour les redresser... tout en créant un nouveau parti politique qui lui prendra forcément du temps. On verra rapidement si la magie Musk a atteint ou non ses limites.
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