Elon Musk ne fait pas l’unanimité depuis qu’il s’implique dans le nouveau gouvernement américain aux côtés de Donald Trump. Le milliardaire qui n’avait déjà pas sa langue en poche a multiplié les prises de position délicates ces dernières semaines. Ces comportements, mais aussi son absence à la tête de Tesla et le manque de nouveautés ou de perspectives font que la confiance avec les clients a été rompue et nombreux sont ceux qui se tournent vers une autre marque ou qui revendent leur Tesla, même à des prix cassés, car peu d’acheteurs de seconde main semblent intéressés.
L’absence de Musk à la tête du constructeur a fait naître les spéculations les plus folles. Comme le fait que le Conseil d’administration lui cherchait un remplaçant, une information démentie entretemps.
Les employés remontés
En attendant, c’est évidemment sur les employés que l’épée de Damoclès pèse. Car s’il faut redresser l’entreprise à un moment donné, c’est bien contre ces derniers que les premières mesures seront prises.
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Dans ce contexte, les employés de Tesla ont pris les devants et ils viennent d’affirmer qu’ils sont « prêts à se débarrasser d’Elon Musk ». Ils l’ont fait savoir de manière très officielle par le biais d’un site web public, une lettre ouverte ainsi que des appels à la démission, le tout à visage découvert. Le malaise est donc bien officiel. Le site teslaemployeesagainstelon.com lancé par Matthew LaBrot, ancien commercial de l’entreprise, explique que les mauvaises performances de la marque sont totalement imputables à son patron et pas aux produits. « Ce n’est pas le produit qui est rejeté. C’est l’homme », avancent les documents. Et dans un autre témoignage donné à nos confrères d’Electrek donné par un ex-employé, on peut encore lire « nous assistons à un effondrement de la demande qui n’est pas seulement conjoncturel. De nombreux clients ont été profondément heurtés par les prises de position de Musk ». De fait : les ventes de Tesla s’effondrent en Chine, mais aussi aux États-Unis – 9% de replis au premier trimestre pour un marché électrique en progression de 10%.
Des représailles
Mais il est évident que Musk n’allait pas se laisser faire. Matthew LaBrot, l’employé à l’origine de la contestation a été licencié, tout comme d’autres signataires de la fameuse lettre. Et les arguments sont étonnants : Tesla lui reproche d’avoir utilisé du matériel de l’entreprise pour ce projet alors que LaBrot affirme que son objectif était de défendre l’intégrité de la marque. Un bras de fer stérile. Elon Musk a toujours été dur avec son personnel et il n’accepte pas les critiques. Ce n’est pas nouveau. Plus symptomatique : le compte X qui relayait l’information a été censuré. Elon Musk se pose en défenseur absolu de la liberté d’expression, sauf manifestement quand les critiques le concernent.
Donald Trump et Elon Musk avaient pourtant laissé entendre que le milliardaire allait revenir à ses entreprises, dont Tesla. Mais jusqu’ici, aucun signe de changement... Plus que jamais, l’avenir de Tesla reste incertain, entre faces-lift trop légers (Model Y Juniper), modèles qui n’arrivent pas (Model 2 ou Q) et promesses douteuses (Cybercab). Et ce n’est pas en tenant un bras de fer avec ses employés qu’Elon Musk pourra raviver la flamme ou renouer avec des résultats positifs.
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